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Saïd Bouteflika et les généraux Toufik et Tartag arrêtés et entendus par les agents du DGSI

Saïd Bouteflika, le frère cadet du président démissionnaire, le général Mohamed Médiène, alias Toufik, ancien patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) et Athman Tartag, dit Bachir, ex-directeur la Direction des Services de Sécurité (DSS), structure qui avait momentanément éclipsé le DRS, auraient été arrêtés, ce samedi. L’information est confirmée par plusieurs sources. Les trois hommes ont été aussitôt présentés aux agents la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour audition. Selon toute vraisemblance ces arrestations sont en rapport avec l’accusation portée, à la mi-avril, contre les trois hommes par le général Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’État-major de l’ANP et, de fait, nouvel homme fort du pays. Au plus fort des manifestations populaires qui secouent l’Algérie, depuis le 22 février dernier, les trois hommes se seraient retrouvés pour tenter de trouver une voie de sortie de crise. «Je n’ai jamais rencontré, ne serait-ce qu’une seule fois, le personnage des services de sécurité qui est cité comme ayant participé à [cette] pseudo-réunion, depuis que j’ai quitté mes fonctions», souligne le général à la retraite, cité par le site L’Algérie patriotiqueavant d’ajouter : «M’accuser d’avoir rencontré des agents étrangers pour évoquer des sujets relevant de la souveraineté nationale est une tentative délibérée de me porter préjudice». 

En revanche, Le général Toufik ne nie pas avoir rencontré Saïd Bouteflika. Le 2 avril dernier, Liamine Zeroual, confirme indirectement la tenue de cette rencontre. L’ancien président de la République reconnait avoir rencontré, le 30 mars, le général Toufik porteur d’une proposition de Saïd Bouteflika à la demande de Toufik. «Par souci de transparence et de respect de la vérité, je voudrais informer que j’ai reçu, le 30 mars dernier, à sa demande, le général à la retraite Mohamed Mediène qui était porteur d’une proposition relative à la présidence d’une instance pour la gestion de la période de transition», avait alors dévoilé Liamine Zéroual. À cette date, l’idée de la démission d’Abdelaziz Bouteflika était déjà acquise. Cette date du 30 avril marquait un véritable tournant  dans la redéfinition du rapport de force entre les différentes sphères du pouvoir. Alors que le chef d’état-major réunissait les commandants de forces, Saïd Bouteflika s’apprêtait à le limoger. Le Gouvernement Bedoui ne devait pas compter parmi ses membres le vice-ministre de la Défense Gaïd Salah. « Le 30 mars, vers 17 heures, nouvelle tentative du même Saïd Bouteflika pour me joindre,   cette fois-ci au téléphone. Après m’être demandé s’il était encore utile de lui répondre, j’ai finalement décidé d’écouter ce qu’il avait à me dire. Au son de sa voix, j’ai compris qu’il était paniqué. Il me dit que le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP était en réunion avec des commandants des forces et qu’il pouvait agir contre Zéralda d’un instant à l’autre. Il voulait savoir s’il n’était pas temps de destituer le chef d’état-major », confie, le 29 avril, le général à la retraite Khaled Nezzar à L’Algérie patriotique

Liamine Zéroual aurait été la caution idéale pour ce limogeage, mais m’ancien président n’est pas tombé dans le piège tendu par Saïd et, apparemment, cautionné par le général Toufik.

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