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Algérie. Messieurs Bensalah et Bedoui qui voulez-vous gouvernez ?

Même pour une phase transitoire, surtout à l’occasion de cette phase transitoire, la question mérite d’être posée.

Le peuple vous dit de partir. Quand il y a plus de la moitié de la population, chaque vendredi, dans les rues de nos villes et villages, il est permis, en effet de parler du peuple. Oui c’est le peuple ! Si vous ne l’avez pas bien compris, il s’agit du peuple algérien et au cas où vous l’auriez oublié vous êtes en Algérie –ça peut vous arrivez, c’est parfaitement envisageable, tellement vous avez pris la sale habitude de vivre dans un monde irréel construit à coup de fraudes électorales débridées, de manipulation, de mensonges et de malversations-. Malgré cette sommation –oui, messieurs, le peuple vous somme, il ne vous supplie pas-, du vrai maître de la maison qui vous demande de rendre les clés, vous profitez des zones d’ombre de la légalité pour vous accrochez tels des parasites à un corps qui a déjà trouvé l’antidote à toutes vos mues et à celles du système qui vous a formaté. Depuis le déni rédhibitoire dans lequel vous vous êtes enfermé toutes les questions de bon sens sont devenues superfétatoires.   

Vous avez déjà été les agents zélés d’un système qui a cumulé pratiques « constitutionnellicides », malversations, fraudes électorales, dilapidation à grande échelle des ressources publiques, culte de la personnalité, népotisme, privatisation de l’action publique… et vous ne deviez, alors, vos promotions qu’aux allégeances inconditionnelles que vous aviez déclarées à un homme qui à lui-seul symbolise toutes ces tares. Au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, sachez que l’inconditionnalité est la plus grave des trahisons, celle de sa propre conscience.

Aujourd’hui, l’équation est simple, vous n’avez ni légitimité, ni bilan, ni morale qui plaident en votre faveur et le peuple vous désavoue. Il ne veut pas être gouverné par vous, même pour une phase transitoire. Vous vous trompez de peuple. Celui-là ne veut pas de vous et c’est à se demander si vous le méritez. Par un malheureux concours de circonstances issues d’un climat délétère à porter à l’actif de votre clan, vous vous êtes retrouvés dans la position de gouvernants, mais vous n’êtes portés par aucun gouverné. 

Messieurs qui voulez-vous gouverner alors ? Personne ! Mais en dépit de tout bon sens, vous vous entêtez.  Plus grave que ce rejet du peuple, à cause de votre effronterie et de votre indécence, le pays se retrouve dans une aporie, une contradiction insoluble, en somme qui met sa stabilité et sa sécurité en jeu.  Vous n’avez plus personne à administrer et comme l’Algérie appartient aux Algériens, vous n’avez, non plus, aucun pays à gouverner. La mue nymphale, le dernier coup de poignard que vous voulez asséner au pays n’aura pas lieu. Alors partez sans causer plus de dommage à ce pays et surtout, sans demander votre reste.  

 Dahmane SOUDANI

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