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Syrie. Pressions de François Hollande sur Vladimir Poutine : le Kremlin pas au courant

Le Kremlin dit tout ignorer de « ces exploits du président français ». La presse moscovite s’en donne à cœur joie.

Subir des pressions au point de vous faire renoncer à une décision importante et ne pas les ressentir, il faudrait avoir une sacrée dose d’apathie à moins d’être sociopathe. C’est ce qui semble être arrivé à Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie, lors de sa dernière rencontre, du 20 octobre 2016 à Berlin, avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande. Alors que François Hollande, de retour, à Paris, de ce champ de bataille dont les exploits se mesurent en bar –sans jeu de mots-, claironnait : « Hier soir, toute la nuit, avec la chancelière allemande Angela Merkel, nous avons fait pression sur Vladimir Poutine pour qu’il fasse son devoir ; c’est-à-dire, faire la trêve, cesser les bombardements, plutôt qu’à agir en soutien au régime syrien », ce samedi, le Kremlin a fait savoir qu’il n’était pas au courant de ces pressions. Il y a tout lieu de croire, en revanche, que c’est le président russe qui, à propos de l’annulation de sa dernière visite à Paris, aurait fait la leçon à son homologue français en lui expliquant qu’on ne peut pas gouverner un pays comme la France en se contentant de faire plaisir à la presse.

Alliés à la fange de l’humanité

En tout cas, la décision d’une trêve humanitaire à Alep Est avait été décidée le week-end dernier par les forces aériennes russes et syriennes, comme le souhaitait Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations Unies, et les bombardements avaient cessé le 18 octobre, soit deux jours avant la rencontre de Berlin. Signalons pour mémoire que la faction armée numériquement dominante, à Alep Est, est al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda dont l’une des filiales avait signé les attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Selon des témoignages recueillis aujourd’hui même à Alep, il ressort qu’al Nosra et les autres groupes terroristes retranchés dans la partie est de la ville empêchent les civils de quitter cette zone par les corridors sécurisés et les retiennent comme bouclier humain. Telles sont les pratiques des « gentils » qui « font du bon boulot » que veut défendre M. Hollande. Pour ne pas le démentir, les affrontements en repris aujourd’hui et l’Armée arabe syrienne progresse vers le quartier Salah ed-Dine, sud ouest de la zone orientale d’Alep.

Et c’est contre ces gens là que, au risque de leurs vies, les jeunes soldats syriens que d’aucuns s’évertuent, en toute indécence et avec mépris, à qualifier de « forces du régime », se battent. Ce sont eux qui, au quotidien, rendent justice à toutes les victimes du terrorisme en Syrie et ailleurs dans le monde. Alors que d’autres, au mépris de toutes les victimes syriennes et de leurs propres concitoyens tombés sous les balles du terrorisme n’hésitent pas à utiliser cette fange de l’humanité comme variable au service d’enjeux géostratégiques. C’est l’essence même de ce qui se passe en Syrie.

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