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USA. Présidentielle : les deux camps en ordre de bataille

Hillary Clinton et Donald Trump ne vont pas se faire de cadeau. Les deux candidats ont du grain à moudre et l’été risque d’être fort agité.

La convention nationale des démocrates qui devra valider la candidature de Hillary Clinton s’ouvrira, lundi prochain à Philadelphie –ancienne capitale des Etats-Unis de 1790 à 1800- et se poursuivra jusqu’à jeudi. Hier, trois jours avant cette grand-messe, l’ex-première dame des Etats-Unis a désigné son colistier, Tim Kaine, sénateur de Virginie. Ancien missionnaire au Honduras, aujourd’hui âgé de 58 ans, l’élu de Virginie parle couramment l’espagnol. Le but de la manœuvre est évident : l’ancienne secrétaire d’État envoie un signal fort à l’électorat latino-américain, mais aussi conservateur, les primaires ayant montré que l’électorat afro-américain était très favorable aux Clinton.

Trump, candidat des marchands d’armes et du 1%

Lors de son discours d’investiture de dimanche soir, à Cleveland dans l’Ohio, Donald Trump a un peu plus favorisé cette tendance. En abordant la question de la violence qui sévit aux Etats-Unis, le milliardaire new-yorkais a dénoncé les attaques contre la police –ce que la quasi-totalité des Américains applaudit-, mais est resté silencieux sur les bavures policières. Pour le candidat républicain, pointer ces dépassements, c’est diviser le pays. Il est également resté coi sur les fusillades de masse et s’est même félicité du soutien que lui a apporté la puissante organisation des marchands d’armes, la NRA. Celle-ci est opposée à tous contrôle sur les possessions d’armes.

Rappelons que de son côté Donald Trump avait déjà choisi le républicain Mike Pense (57 ans) ancien membre de la chambre des représentants et actuel gouverneur de l’Indiana. Celui-ci a accepté la demande du magnat de l’immobilier et de fait, à renoncer à un nouveau mandat de gouverneur. Mike Pense est l’un des républicains les plus conservateurs qui s’est surtout illustré par des mesures antisociales drastiques. Il est, en outre, proche des richissimes frères Koch, passés maitres dans l’art d’utiliser leurs moyens pour dévoyer la démocratie. Le symbole est fort, les frères Koch symbolisent le 1% des personnes les plus riches du pays.

Reste qu’en dépit de ses moyens Donald Trump ne fait malgré tout pas partie du gotha de Washington. Il n’a jamais eu de mandat électif important ; un point faible que compensera l’expérience, en la matière de Mike Pense.

Clinton : le boulet des courriels

Les dernières primaires ont clairement montré qu’avant les étiquettes politiques, une grande partie de l’électorat américain était favorable à des candidats qui se trouvaient en marge, à défaut d’être en dehors des partis et du système. Or à l’issue de ces primaires, nous avons un marginal –politiquement s’entend- chez les républicains et une candidate du sérail chez les démocrates. Mais cet avantage de Donald Trump a été quelque peu terni par le plagiat du discours de 2008 de Michel Obama par de son épouse Melania, lors de la dernière convention des républicains. Meredith McIver, la plume des Trump, a assumé l’entière responsabilité de ce couac, mais les dégâts sont irréparables : l’empire des Trump s’identifie désormais au mensonge et autres manœuvres douteuses.

De son côté, Hillary Clinton a, elle aussi, des points faibles. Il y a d’abord la question des courriels ayant transité par son adresse email privée. On peut également retenir l’attentat de Benghazi de septembre 2012 ayant emporté la vie John Christopher Stevens, ambassadeur des Etats-Unis en Libye.

Par ailleurs, la rencontre controversée du 14 juin dernier, sur le tarmac de l’aéroport de Phœnix, la capitale de l’Arizona, entre l’ancien président des Etats-Unis et époux d’Hillary, Bill Clinton et la procureure générale Loretta Lynch, avant que celle-ci n’abandonne les poursuites contre la candidate démocrate, justement à propos des courriels, ne manquera pas d’être exploitée par les républicains.

Sur le plan international, Donald Trump a sévèrement mis en cause l’illisibilité de la politique menée par Hillary Clinton, John Kerry et Barack Obama envers Daech et les autres groupes terroristes.

Les 20 000 courriels de la direction du parti, dévoilés, ce week-end, par Wikileaks et montrant son parti pris, lors des primaires, pour Hillary Clinton contre Bernie Sanders, ne font qu’aggraver les chose pour l’ex-secrétaire d’État

Dahmane SOUDANI

 

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