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La Turquie mène une incursion dans le nord de l’Irak

 

La Turquie persiste à mener son jeu trouble dans la région. Bagdad somme Ankara de se retirer.

Après avoir dépêché, il y a quelques jours, 130 militaires à Ninive (nord-est de l’Irak) dont Mossoul est la capitale, pour des raisons et dans des conditions pour le moins obscures, ce samedi, la Turquie d’Erdogan récidive et envoie tout un bataillon mécanisé dans cette même province du nord-est de l’Irak, apparemment sans être inquiété par les hordes de Daech qui détiennent des missiles antichars américains Tow en grande quantité. Très remonté contre cette incursion des forces terrestre de son belliqueux voisin, Fouad Massoum, le président irakien somme le trublion Erdogan de retirer immédiatement ses troupes en dénonçant, à juste titre, « une violation du droit international ».

Ankara va sans doute plaider la cause de la lutte contre le terrorisme, même si cette lecture de son incursion illégale ne convaincra que des parties qui n’en demandent pas mieux. Car, en réalité, la meilleure manière pour la Turquie de combattre le terrorisme c’est rompre avec son statut de base arrière de recrutement de terroristes et de fermer hermétiquement sa frontière avec la Syrie et l’Irak ; ce que Ankara refuse systématiquement de faire en avançant des calculs d’épiciers à propos du montant de telles mesures.

Sur la trajectoire des missiles de croisière russes

Outre l’Irak, cette opération pourrait aussi être interprétée comme une provocation visant l’Iran dont la frontière ne se trouve qu’à quelques encablures de la province de Ninive.

Mais en fait que cherche Ankara ? Démasquée pour son implication dans l’activité de contrebande du pétrole volé en Syrie et en Irak, la Turquie d’Erdogan cherche-t-elle à sécuriser les voies d’acheminement du brut subtilisé par Daech ou alors tout simplement à assurer la survie de l’organisation terroriste ?

En tout cas, la province de Ninive est une zone extrêmement sensible. C’est cette région irakienne qui est survolée par les missiles de croisière tirés par la Russie contre les groupes terroristes en Syrie, depuis la mer Caspienne. Ce qui suggère une seconde interrogation. Erdogan cherche-t-il à provoquer une seconde fois la Russie en s’attaquant à ses missiles de croisière ? La question mérite d’être poser. Mais cette fois-ci, le Sultan Erdogan se brulerait irrémédiablement les doigts, car personne ne pourra le sauver de la colère de Moscou.

Dahmane Soudani

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