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Canada-USA. Obama ferme la porte au projet de pipeline Keystone XL

En gestation depuis 2010, ce projet pharaonique de TransCanada a été définitivement enterré par le président américain.

Prévu sur un parcours total de 1 880 km dont 529 km au Canada et 1 351 km aux Etats-Unis, l’oléoduc Keyston XL, le projet porté par TransCanada devait acheminer le brut des sables bitumineux de l’Alberta, de Hardisty au Canada vers les raffineries du sud des Etats-Unis au rythme de 830 000 barils/jour. Finalement ce projet pharaonique dont la réalisation était estimée à 8 milliards de dollars, ne verra pas le jour. Ainsi l’a décidé le président Barack Obama au nom de la protection de l’environnement et du rôle de leader en la matière que Washington entend jouer. « Approuver ce projet aurait porté atteinte à ce rôle de chef de file mondial », a déclaré, aujourd’hui, le président américain. Ce pipeline aurait « facilité le transport vers les États-Unis d’une des sources d’énergie les plus sales de la planète. », renchérit John Kerry, son secrétaire d’État.

Conséquence immédiate de cette fin de non recevoir américaine, la valeur de l’action de TransCanada a chuté de 6%.

Obama : tapis rouge à la COP 21

Cette décision à propos d’un projet qui, depuis son annonce en 2010, a été l’objet de multiples anicroches dont plusieurs procédures judiciaires au Canada et aux États-Unis, étaient, somme toute attendue. Elle a cependant pour effet de permettre à Barack Obama de réaliser une arrivée triomphale à la 21e conférence sur le changement climatique (COP 21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochains.

Justin Trudeau, le jeune et tout nouveau Premier libéral canadien s’est dit déçu par la décision de la Maison Blanche. « Mais nous respectons le droit des Etats-Unis de prendre celle-ci », a-t-il, néanmoins ajouté.

Aux Etats-Unis, les républicains en profitent pour écorner l’administration Obama. D’ailleurs, s’il leur arrivait de revenir aux affaires en 2017, TransCanada pourrait toujours revenir à la charge.

Le mouvement Greenpeace s’est, quant à lui, félicité de la décision de la Maison Blanche.

En fait, à travers le sud des Etats-Unis et le Golfe du Mexique TransCanada et la province d’Alberta (4,1 millions d’habitants) devaient livrer le marché mondial.

Dahmane SOUDANI

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