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Tunisie. Bernard Henri Lévy éconduit

Un collectif d’avocats tunisiens estime que la visite du philosophe français représente « un risque à la sécurité nationale ».

Arrivé, hier vendredi en Tunisie, Bernard Henri Lévy a été contraint de quitter, à la sauvette, le pays ce samedi. C’est aux cris de « Pas d’intérêts sionistes  sur le sol tunisien », « BHL dégage ! » et de « BHL assassin » que le philosophe français a été accueilli, à l’aéroport Carthage Tunis par des dizaines de mécontents entonnant l’hymne national tunisien et arborant l’emblème palestinien. « Qui l’a invité. Nous devons savoir qui devra-t-il rencontrer. Nous devons savoir qui est derrière ce crime odieux », s’époumone un manifestant sur une vidéo postée sur Youtube. Devant la détermination des opposants à cette visite, la police de l’aéroport a été obligée de l’exfiltrer par une porte dérobée. Un collectif d’avocats tunisiens, représenté par Me Abdelaziz Essid, a même réclamé une enquête sur la partie qui a invité le visiteur encombrant, considérant que sa venue était « un risque à la sécurité nationale ».

Face à la grogne qui commençait à se répandre, la présidence tunisienne de la République, le Premier ministère et le ministre des Affaires étrangères ont dû s’expliquer, à travers des communiqués, en soutenant qu’ils ignoraient tout de cette visite.

Leur emboitant le pas, Sofiane Selliti, porte-parole du ministère Public a confié à la radio privée tunisienne Mosaïque FM qu’une enquête a été officiellement ouverte pour identifier la partie qui a invité le philosophe hypermédiatisé.

Finalement, une source autorisée a confié à la même station radio que « Bernard Henri Lévy vient de quitter la Tunisie, ce samedi soir, 1er novembre 2014 et ce après avoir rencontré des personnalités libyennes représentants les belligérants en Libye ».

La Tunisie, big-bang de l’histoire contemporaine du Monde arabe

Aujourd’hui, pour le Monde arabe, face à l’évidence, il faudra bien admettre que tout commence en Tunisie. Ce pays est le premier à s’être révolté en 2011, il est le premier à avoir réussi son premier test démocratique et aujourd’hui il est le premier à dire ouvertement non à ceux qui veulent détruire les institutions des pays arabes pour en faire profiter d’autres parties. Inutile, par ailleurs, de crier au loup en agitant le spectre antisémite. Mis à part quelques actes terroristes haineux, mais heureusement isolés, les Juifs tunisiens ont toujours vécu en paix dans leur pays et ils n’ont jamais rien demandé à personne. De plus, ce pays abrite l’un des plus hauts lieux de pèlerinage du judaïsme, la Ghriba, vers lequel affluent, chaque année, des milliers de fidèles des quatre coins du monde.

Cela dit, la réaction de corps et de survie de la société civile tunisienne est un tournant majeure dans les relations des pays arabes aux autres nations et aux divers acteurs étrangers. Les dirigeants des pays arabes sont désormais sous la surveillance étroite de leurs opinions publiques qui va se montrer de plus en plus intraitable quant au caractère souverain des différentes décisions. Une nouvelle donne qui fait trembler bien des capitales de par le monde !

Sur un autre registre, les personnalités qui, à longueur de colonnes et d’émissions de télévision, ne cessent de dégobiller sur les Arabes et le Monde arabe en sont averties. Elles ne peuvent plus cramer de l’Arabe, chez elles, en le jetant à la vindicte publique, et aller se dorer sur ses terres.

 

Implacable Histoire !

Implacable leçon de l’Histoire, celui qui a voulu mettre l’Algérie à feu et à sang en appelant ses propres enfants –lors d’une émission de télévision- à rejoindre la diabolique opération de déstabilisation, cyniquement appelée le « Printemps arabe » -voir notre article : Monde arabe. Le printemps crépusculaire du 3 juillet 2012- a été chassé de la terre maghrébine un 1er novembre, date hautement symbolique pour les Algériens.

Rappelons, par ailleurs, pour mémoire, qu’en 2011, contre l’avis de l’Algérie, les avions français ont lancé les premières opérations aériennes contre la Libye le 19 mars à 17h45, une autre date symbolique dans les relations franco-algériennes. Et la décision d’attaquer aurait même été communiquée, par Nicolas Sarkozy, le promoteur, à l’époque de BHL, à 12h, avant la fin du sommet international de Paris ; c’est-à-dire à l’heure exacte où le cessez-le-feu entre la l’Algérie et la France était entré en vigueur 49 ans auparavant (1962). Le message était on ne peut plus clair !

Voir la vidéo de la manifestation des opposants à la visite de Bernard Henri Lévy  en Tunisie :

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