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Algérie. Ali Benflis a-t-il été victime d’un coup d’état institutionnel ?

L’ancien premier ministre et candidat à la dernière présidentielle dénonce une fraude patente.

 En réaction à la confirmation, mardi dernier, par le Conseil constitutionnel, des résultats de la dernière élection présidentielle, l‘ex-prétendant à la magistrature suprême en Algérie annonçait, hier mercredi, « un séisme », en réplique du « le livre blanc sur la fraude électorale du 17 avril » ; un recueil qu’il promet de rendre public dans les prochains jours. Selon l’ex-candidat indépendant. Il n’y a eu que 6 millions de bulletins dans les urnes, au lieu des 11 307 478 déclarés officiellement et les deux tiers des suffrages, soit 4 millions de voix, auraient été portés sur son nom. Pire encore, selon l’ancien Premier ministre, « c’est le président de la République lui-même qui a distribué et réparti les quotas de voix entre les six candidats à l’élection du 17 avril dernier ».

Présidé par un membre du cercle rapproché du président Bouteflika, Mourad Medelci pour ne pas le nommer, le Conseil constitutionnel se serait rendu, en partie responsable de cette « fraude programmée ». Il se serait « rabaissé au service exclusif du régime en place et a donné une caution légale et morale à la fraude électorale ». Pour preuve Ali Benflis indique que « trois membres (NDLR. du conseil constitutionnel) ont mené campagne pour le Président et ce sont eux-mêmes qui ont décidé quels étaient les dossiers de candidatures à l’élection, à retenir et ceux à refuser”.

« L’époque de la matraque est révolue »

Et l’ex-candidat indépendant de marteler que « ses (mes) droits ont été confisqués » en ajoutant : « «Je ne fais aucun appel à l’armée, seul le peuple est souverain». D’ailleurs, selon Ali Benflis, “le 17 avril, l’armée a laissé faire, elle est restée dans sa position d’observateur au regard des dépassements de l’administration”. Une neutralité, sans doute à double sens.

Pour autant, l’objectif que s’était fixé Ali Benflis ne s’arrêtera pas à la dernière échéance présidentielle, ni au livre blanc sur la fraude électorale. Il promet d’aller à la rencontre de toutes les forces démocratiques d’opposition en vue de la mise en place d’une plateforme d’action politique commune. Il envisage également de continuer à sillonner le pays pour promouvoir son propre projet de refondation institutionnelle de l’Algérie. Et l’ancien Premier ministre de dénoncer la violence aveugle qui s’était abattue sur les manifestants en Kabylie, au lendemain de l’élection présidentielle, le 20 avril dernier. « Le peuple algérien n’est plus en mesure d’accepter la répression. À Bejaïa, à Tizi Ouzou et à Bouira, les citoyens avaient manifesté dans le calme, ils représentent un exemple de citoyenneté. Mais le pouvoir est aveugle et recourt à la violence pour réprimer les manifestations, à défaut de pouvoir régler les problèmes. Le système refuse le changement”, assène-t-il. “L’époque de la matraque est révolue” plaide enfin Ali Benflis.

 

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