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USA. Fin de la crise budgétaire. Les dits et les non-dits du président américain

« Vous n’aimez pas une politique particulière (…) ?  » (Photo d’écran DR WH)

« Vous n’aimez pas une politique particulière (…) ? » (Photo d’écran DR WH)

À l’issue de la dernière crise budgétaire, le président Barack Obama a, comme lors des toutes les grandes occasions ou les grands dénouements, prononcé un discours d’une tonalité particulière. « La nuit dernière, j’ai signé la législation pour rouvrir notre gouvernement et payer notre dette. Parce que les responsables démocrates et républicains ont travaillé ensemble, la fermeture est maintenant derrière nous et le premier défaut de paiement, en plus de deux cents ans, ne s’est pas produit (…) Soyons clair, il n’y a pas eu de vainqueur la dedans », a, d’entrée de jeu, déclaré le président américain. À l’évidence, l’allocution de Barack Obama n’a laissé transparaitre aucun sentiment de revanche, ni excès de triomphalisme. Le président s’est clairement situé au-dessus de la mêlée. Mais dans ces circonstances d’après-crise, un grand leader ne peut pas ne pas avoir de la reconnaissance et de la compassion envers les victimes, tous les fonctionnaires mis en congé forcé et sans solde –du moins pour les contractuels-. Le président américain n’a donc pas manqué de les remercier pour les services qu’ils rendent au quotidien à leur pays, dans les domaines de l’éducation et de la recherche, l’hygiène, de la sécurité, la protection de l’environnement…

Mais un grand chef d’État ne peut pas s’empêcher, également, de faire, ne serait-ce qu’un tant soit peu, de la

Vous n’aimez pas (….) un président particulier ? » (Photo d’écran DR WH)

Vous n’aimez pas (….) un président particulier ? » (Photo d’écran DR WH)

pédagogie « Vous n’aimez pas une politique particulière ou un président particulier ? Plaidez en faveur de votre position. Allez y et gagnez une élection, poussez à son changement… ne le casser pas », interpelle Barack Obama.

Dans son interpellation interrogative le message secondaire (gestuel) est peut-être plus parlant que le message principal (verbal). Lorsqu’il a parlé « d’une politique particulière », Barack Obama a levé la main vers le haut, mais au moment d’évoquer « d’un président particulier », il a clairement dirigé son geste vers sa personne. C’était comme pour dire : ce président en particulier avec toute la symbolique dont il est porteur.

Le message gestuel du genre incisif en rupture avec la tonalité générale du discours du président américain, plutôt consensuelle, révèle à quel point Barack Obama a été blessé par la guérilla institutionnelle, menée systématiquement contre lui et sa politique par les républicains et en particulier par l’aile ultraconservatrice du Grand Old Party.

La vérité est souvent dans les paralangages !

Dahmane Soudani

Repères

Écouter le discours de Barack Obama: http://www.whitehouse.gov

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