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Assassinat du journaliste Khashoggi. Mohammed Bensalmane avait le contrôle absolu de l’opération

Le rapport du renseignement américain ne laisse plus l’ombre d’un doute quant à la responsabilité du prince héritier dans l’assassinat du chroniqueur du Washington Post, le Saoudien Jamal Khashoggi. Mohammed Bensalmane avait le contrôle absolu de cette opération criminelle. Le rapport de deux pages, rédigé par le Bureau du directeur du renseignement national américain (ODNI) confirme les conclusions auxquelles était parvenu la CIA quelques semaines, à peine après le meurtre, le 2 octobre 2018, du journaliste, à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul. Le prince a apporté « son soutien à l’utilisation de méthodes violentes pour faire taire les dissidents à l’étranger, y compris Khashoggi », indique le rapport. 

Dans la foulée, la Maison-Blanche a annoncé, le même jour, des sanctions et des interdictions de visas contre 76 Saoudiens, dont Ahmed al-Asiri, l’ancien N°2 du renseignement, mais s’est abstenue d’imposer les mêmes mesures au prince héritier Mohammed Bensalmane.

Par ailleurs, le département du Trésor a annoncé des sanctions contre la Force d’intervention rapide (FIR) de la Garde royale Saoudienne.

« Si le prince héritier passait devant un jury, il serait condamné en 30 mn »

Pour parvenir aux conclusions fournies, en partie, la CIA s’appuie sur des interceptions de SMS et d’appels téléphoniques ainsi que sur un enregistrement audio réel du meurtre. Des preuves reines, pourtant et en dépit de tout bon sens, contestées par le prince héritier. Venue au consulat de son pays à Istanbul, pour des formalités administratives, Khashoggi qui résidait alors en Virginie (USA) a été drogué, assassiné et démembré par des agents saoudiens aux ordres du prince. Ses restes n’ont jamais été retrouvés.

Quelques semaines après le meurtre de Khashoggi, à l’issue d’un briefing restreint de parlementaires américains, le sénateur républicain Bob Corker (Tennessee) avait alors déclaré : « Si le prince héritier passait devant un jury, il serait condamné en 30 minutes ». En dépit d’une demande de la majorité des membres du Congrès, l’ancien président Donald Trump a tout fait pour ne pas rendre publiques les informations relatives à ce meurtre. Au contraire, avec son gendre Jared Kushner, ils ont continué à entretenir des relations privilégiées avec le prince Mohammed Benselmane.

Dans l’entourage de Joe Biden, on explique la Maison-Blanche souhaite un rééquilibrage des relations et non la rupture entre les deux pays, d’où la grâce dont bénéficie, pour le moment au moins, Mohammed Bensalmane. 

Le prince héritier étant, à présent, dans une situation de fragilisation extrême, la grande inconnue reste la réaction des ses opposants et de la rue saoudienne.

Dahmane SOUDANI

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