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Algérie. Salmia dans le collimateur des snipers

Le mouvement algérien, Salmia commence à essuyer les premiers tirs de barrages, mais ses fossoyeurs sont en retard d’une guerre. Ils minent les quais alors que le train est déjà parti.

La noblesse d’un mouvement ne suffit pas pour son accomplissement et surtout à sa sauvegarde. Dès les premiers balbutiements du mouvement algérien du 22 février 2019, les acteurs dont la raison d’être est de faire de ce bas monde un pandémonium, sortent leurs griffes sataniques. En dépit de sa pertinence et toute la sympathie dont il est crédité de par le monde, le mouvement algérien Salmia n’échappe pas à ce traitement implacable des ennemis du genre humain. 

Paix et démocratie en Algérie (photo Dahmane Soudani)

Déplacer l’instabilité vers les frontières algériennes

Avant la 7eédition des manifestations hebdomadaire de vendredi dernier –la première après la démission du président Bouteflika-, Haftar, « le maréchal » libyen aux relents pétrolivores, a décidé de lancer une offensive contre le gouvernement de Tripoli. À Abou-Dabi, le Caire, Paris ou encore a Ryad, ses marionnettistes ont, dès les premiers instants de Salmia, manifesté leurs inquiétudes envers ce mouvement porteur d’un élan d’espoirs, inimaginable, il y a encore juste quelques semaines. Dans son essence, la révolte civique algérienne remet en cause, soit les fondements de régimes pestilentiels en place, soit pour certain d’entre eux, la trahison de leurs propres valeurs pour des considérations mercantiles.

La boule puante du Maghreb répand sa fange

Qu’on le veuille ou non, en déplaçant la zone de confrontation aux portes de Tripoli, le putschiste Haftar déplace l’instabilité vers les frontières algérienne et tunisienne ; ce qui peut perturber la transition de régime, en cours, en Algérie. 

Le serment fait au héros (photo Dahmane Soudani)

À l’ouest, l’Armée de Mohamed VI, cette boule puante du Maghreb, multiplie les manœuvres conjointes avec les forces d’une puissance totalement étrangère à la région. C’est une habitude, une culture presque, du Makhzen de tenter de poignarder l’Algérie dans le dos, dès lors que celle-ci est confrontée à des problèmes. 

Appel au crime depuis Londres et agressions au cutter

Hasard des circonstances ou acte inspiré, au même moment, depuis Bracknell, au sud-ouest de Londres, en Angleterre, à travers les réseaux sociaux, un homme de 39, dont l’identité n’a pas encore été dévoilée, appelle a des attaques physiques contre les femmes qui participent aux manifestations en Algérie. Une incitation à des crimes auxquels nous ont, malheureusement, habitués, en véritables cloaques de l’injustice, les monarchies du Golfe, l’Arabie Saoudite en tête. Ce qui n’émeut nullement leurs mentors drapés du sceau de champions de la démocratie et des droits de l’homme.

L’instigateur de Bracknell a été arrêté, jeudi dernier, par la police londonienne et placé sous les verrous. Coïncidence troublante, lors de la manifestation de vendredi dernier, à Alger, un jeune homme répondant au nom Chénoune Walid a agressé des manifestants à l’arme blanche –un cutter, selon toute vraisemblance-. Cet individu résiderait selon des informations postées par les internautes, cité Kalitous, à Alger. On ne sait toujours pas si l’agresseur présumé a été arrêté ou non. Toujours est-il que lors de la même journée, Me Mustapha Bouchachi, figure emblématique du mouvement Salmia, le Dr Saïd Sadi, ex-président du RCD et Mokrane Aït Larbi auraient également été malmenés par des individus hostiles à leur présence dans les cortèges.

Chénoune, l’agresseur au cutter présumé (photo DR)

Tant de faits avec une telle concordance d’objectifs peuvent être, oh miracle ! le fruit toxique du hasard. Il y a fort à parier, cependant, que certains d’entre eux émanent de cercles identiques agissant sous la férule de puissances colossales, des forces qui n’acceptent plus que quelque chose leur échappe. 

Salmia doit réaliser ses objectifs sacrés

Reste que le mouvement Salmia a déjà pulvérisé l’un des piliers de ces forces maléfiques et de leurs mulets locaux : l’impuissance résignée des peuples ! Non seulement en Algérie, mais, comme on peut le vérifier chaque jour, de par le monde. La flamme partie d’Alger ne s’éteindra plus, jusqu’à l’assainissement de la planète des parasites qui se nourrissent des malheurs des peuples. Ce sont eux qui imposent et maintiennent les dictateurs et autres autocrates en divers endroits du monde. Comme des bandits de grands chemins, ils se partagent, ensuite, le gâteau, ne laissant aux populations locales que des miettes ; juste de quoi avoir les forces nécessaires pour continuer à les servir.

Salmia, l’obligation de réussir (photo Dahmane Soudani)

Cela dit, pour éviter des drames ou simplement la multiplication des agressions, le mouvement Salmia devra inventer les moyens de se protéger ; ce qui, en retour, participera au maintien de la mobilisation et à sa consolidation. Faut-il, pour cela, paniquer et sombrer dans une psychose  insensée ? Certes non ! Ça serait l’un des pires des scenarii pour ce mouvement. Salmia n’a pas le choix : la détermination reste une nécessité absolue jusqu’à la traduction dans les faits de la volonté populaire, mais la vigilance est également de mise. 

Dahmane SOUDANI

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