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Syrie. Idlib : Une armée de 50 000 terroristes sous protection occidentale

Plus de huit terroristes au km2, c’est le triste record battu par le gouvernorat d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. Comble du cynisme, pour sauver leur dues ex machina, certains pays tiennent mordicus à faire durer les souffrances des populations locales.

Menace de frappes contre l’armée syrienne, voire les forces russes, mouvements de bâtiments de guerre vers la Méditerranée, exhumation de l’extravagante affaire Skripal, larmes de crocodile sur la protection des civils, et avertissements avec des menaces à peine voilées, contre de possibles attaques chimiques, ré-infiltration dans le gouvernorat d’Idlib des Casques blancs, exfiltrés, il y a juste quelques semaines, du sud de la Syrie, avec l’aide d’Israël, convocation intempestive d’une réunion du Conseil de sécurité…, les pays occidentaux membres de cette instance des Nations Unies, n’épargnent aucun motif, y compris les plus fallacieux, pour empêcher la réduction du dernier fief terroriste en Syrie.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de vendredi dernier, leurs représentants ont mis en avant en avant la protection des civils dans la province d’Idlib, comme si l’expérience récente de leurs agissements, dans cette région du monde, militait en faveur d’un quelconque souci en la matière. Leur opposition au rétablissement de l’ordre et de la sécurité en Syrie, tout en prolongeant la souffrance des citoyens de ce pays est le plus accablant des démentis de leur compassion au demeurant superfétatoire à défaut d’être suspecte.

Une armée de 50 000 terroristes, soit 40% des effectifs de l’armée

Pour donner plus de crédibilité à leur démarche, ces pays tentent de minimiser l’importance des groupes terroristes qui sévissent dans la province d’Idlib en évoquant « de petits groupes, parmi 3 millions de civils ». Malheureusement pour eux, une telle imposture ne résiste pas à la réalité des chiffres. La vérité, c’est que la province d’Idlib (6 097 km2) ne compte pas plus de 1,5 million d’habitants auxquels il faudra ajouter quelques milliers de déplacés. Le reste est constitué des terroristes, de leurs familles et de leurs proches. Cela dit, tant qu’ils n’ont pas pris les armes, les proches et les familles des terroristes demeurent des civils qui, en tant que tels, doivent bénéficier de protection.

Reste que l’importance des groupes terroristes armés n’est pas aussi modeste que certains pays veulent le laisser entendre. C’est une véritable armée de 50 000 hommes, syriens et étrangers, concentrés dans le gouvernorat d’Idlib. Ce qui représente 8 terroristes au km2 ou 40% des effectifs de l’armée syrienne qui compte 125 000 militaires. Ils sont organisés en une quarantaine de bandes sanguinaires qui, au quotidien, terrorisent les populations civiles. Pas moins 27 000 terroristes refusent toute forme de négociation. Ils appartiennent pour la plupart à des organisations considérées par les Nations Unies comme terroristes. A lui seul, Jabhat an-Nosra totalise 16 000 hommes armés. Avec Ahrar ach-Cham (1 100 hommes) et al-Jabha al-Watania Li-Tahrir (800 hommes), qui lui sont directement rattachés, cette filiale d’al-Qaïda peut, en un clin d’œil, mobiliser près de 18 000 hommes armés.

Plus de 13 000 hommes prêts à négocier

Parmi les autres groupes armés qui refusent toute forme de négociation, on peut citer : le Parti islamique de Turkistan (700 hommes armés), Jaïch al-Izza (1 000 hommes armés) ; Failak ar-Rahman (5 500 hommes), Harras ad-dine (1 500 hommes) et Nosrat al-islam (1 900 personnes).

Quelque 13 300 hommes armés appartenant à plusieurs organisations ne ferment pas la porte au dialogue, mais n’ont pour autant pas déposé les armes. Ils appartiennent à l’Armée libre syriennes (2 300 hommes), Nosrat al-Islam (4 000 hommes), Ahrar ach-cham (5 000 hommes) et Nour Eddine al-Zinki (2 000 hommes).

Le plus consternant, c’est que mis à part la Russie, la Chine et les pays latino-américains, lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité, aucun représentant des autres pays n’a dénoncé, ni même relevé, ne serait-ce qu’un tant soit peu, le calvaire quotidien que font subir les terroristes aux populations de la province d’Idlib. A bien les écouter, le seul risque pour ces populations c’est le serpent de mer des armes chimique que pourrait utiliser les autorités syriennes contre leurs propres concitoyens. L’obsession de faire tomber le gouvernement syrien ne laisse même pas place au minimum de bon sens.

Des mises en scène d’attaques chimiques en cours de préparation

Faisant écho à ces agissements, avec le concours des Casques blancs fraichement réintroduits en Syrie, une mise en scène de plusieurs attaques chimiques s’organise déjà dans cette province martyre. Selon Igor Konachenkov, porte-parole du ministère de la Défense russe, une réunion entre les Casques blancs et les groupes armés dont le Front an-Nosra s’est tenue, vendredi dernier au poste de commandement terroriste jouxtant l’école al-Wahda à Idlib ville. « Lors de la réunion ont été mis au point et approuvés les scénarios et le tournage de mises en scène d’incidents avec utilisation présumée de substances toxiques par les forces gouvernementales syriennes contre des civils dans les villes de Jisr al-Choghour, Saraqeb, Taftanaz et Sarmin», précise l’officier russe en ajoutant : « La préparation complète de tous les participants impliqués dans la réalisation de provocations mises en scène devrait être achevée dans la soirée du 8 septembre. Le signal marquant le début de la mise en pratique de ces provocations par les terroristes dans la province d’Idlib proviendra d’un ordre spécial de certains amis étrangers de la révolution syrienne ».

La machine semble bien huilée ! Autant dire que certains groupes terroristes agissent de façon quasi-organique avec les services de certains pays.

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un commentaire le “Syrie. Idlib : Une armée de 50 000 terroristes sous protection occidentale”

  1. Guilleminot septembre 17, 2018 à 5:15 #

    Verdun, France le 7 septembre 2018
    Un paysan de la région qui veut garder l’anonymat a surpris le chef du régime Bachar el-Assad et ses comparses en train de déterrer des munitions non explosées datant de la guerre de 1914-18. À son approche le régime s’est enfuit comme un seul homme, abandonnant quelques débris rouillés, dont une bonbonne d’eau de Javel (chlore) que les scientifiques ont pu préciser comme appartenant l’ère soupçonnée.
    Lors d’une conférence de presse, les services secrets franco-britanico-étasuniens ont précisé que les débris et armes déterrées était bien des munitions chimiques et qu’elles devaient être transportées en Syrie dans une 2CV Citroën 1952, choisie pour sa discrétion dans la zone concernée. La voiture à été retrouvée à quelques centaines de mètres du lieu des fouilles illégales, près d’un poulailler.
    On attend une question écrite à l’Assemblée nationale sur la suite à donner à cette affaire qui intéresse au premier chef Madame Theresa May.

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