Le président américain veut « mettre un terme à la guerre civile en Syrie »
Le président américain a-t-il été induit en erreur par les militaires où alors veut-il envoyer un signe positif à la ligne suivie par Moscou qui a toujours soutenu que la solution à la crise en Syrie est politique et qu’elle ne doit relever que du ressort du peuple syrien ? En tout cas, hier, Barack Obama a nommé Brett McGurk, diplomatique comptant à son actif une très grande expérience, au poste de représentant des Etats-Unis auprès de la « Coalition internationale » qui, depuis plus d’une année, mène des frappes contre l’État islamique. Homme de confiance du président américain, le nouvel envoyé de la Maison-Blanche remplace le général John Allen qui vient de « prendre sa retraite » et dont il était l’adjoint.
Les déstabilisateurs par procuration sur le banc de touche
Par ailleurs, le centre de décision en matière de lutte contre l’EI semble se déplacer du Pentagone vers la Maison-Blanche, avec un message clair : la paix en Syrie. Enfin, les opérations seront directement suivies par les services de Barack Obama. «Je lui (NDLR. Brett McGurk) ai également demandé de travailler en étroite collaboration avec mon équipe chargée de la sécurité nationale afin de renforcer notre partenariat avec l’Irak et de travailler d’arrache-pied avec les partenaires régionaux pour mettre un terme à la guerre civile en Syrie » a notamment déclaré le président américain.
Ce changement de ligne de la Maison-Blanche pourrait mettre fin au jeu sordide mené, depuis 2011, par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie.
Les déstabilisateurs par procuration peuvent se retrouver sur le banc de touche, à moins que ce soit le box des accusés qui les attend.
Dahmane Soudani
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