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Syrie. Le Qatar veut-il entrer en guerre contre la Russie ?

Malheureusement que le ridicule ne tue point, hélas ! trois fois hélas ! Sans quoi, le monde serait débarrassé de l’Émirat trublion, violeur multirécidiviste des Droits de l’Homme.

Dans une récente interview accordée à CNN, Khalid al-Attiyah, ministre Qatari des Affaires étrangères évoque la possibilité d’une action militaire en Syrie. Et le représentant de cette pétromonarchie qui monnaie sonnante et trébuchante s’offre les faveurs de certaines « grandes démocraties » de désigner ses acolytes dans cette sinistre entreprise. «Nous n’épargnerons aucun effort, quel qu’il soit, avec nos frères saoudiens et turcs pour mettre en œuvre tout ce qui protège le peuple syrien et la Syrie d’une partition. Si une intervention militaire pouvait protéger le peuple syrien de la brutalité du régime, nous le mènerions (…) Nous n’avons peur d’aucune confrontation.».

Daech disparaît des écrans radars de Doha

Voilà enfin une main d’une tendresse envers son propre peuple et envers tous les résidents de cet émirat à faire rêver tous les malheureux de la planète qui vient au secours du peuple syrien pour le protéger contre « la brutalité » de son gouvernement et de son armée. Débordé par l’émotion, le charmant petit émirat fait même une poussée d’urticaires à l’endroit du droit international qu’il trouve, sans doute, trop contraignant pour son épanchement d’émotions. Et comme une amnésie peut cacher une autre, les atrocités infligées aux citoyens syriens par Daech et les autres groupes terroristes ont disparu des écrans radars de Doha.

La vérité, c’est que le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie, en tant qu’argentiers et logisticiens du terrorisme au Moyen-Orient et sous un format différent en Afrique du Nord, sont les premiers responsables du drame du peuple syrien ; une réalité confirmée aujourd’hui même par Riadh Sidaoui, Directeur du Centre Arabe de recherches. Ils en seront un jour ou l’autre comptables devant l’histoire.

Par ailleurs, si les peuples qatari et saoudien avaient eu ne serait-ce qu’un semblant de représentation au sein des pouvoirs de leurs pays, des légèretés de ce genre n’auraient jamais eu un quelconque droit de cité.

Endiguer la démocratie et favoriser la vassalisation

En faisant une lecture au premier degré, on peut quand même être surpris par une telle implication des pétromonarchies dans des actions terroristes dont l’effet boomerang finira par les atteindre, inéluctablement, un jour ou l’autre. Le problème pour ces régimes arriérés, c’est que l’émergence de l’aspiration de la jeunesse arabe à la démocratie et aux libertés fondamentales fait désormais partie de manifestations sociétales incontournables, même si par leurs gesticulations les fondamentalistes lui font de l’ombre. Or de point de vue des pétromonarchies et de l’essence même de leurs régimes, la plus grande menace à laquelle elles peuvent être confrontée c’est une démocratie contagieuse dans le monde arabe. Il fallait donc endiguer le mouvement par des paravents consistant à faire prendre la relève des régimes autoritaires –autocratiques et dictatoriaux- par des pouvoirs islamo-conservateurs, voire clairement théocratiques. Au passage, les monarchies du Golfe en profitent pour régler leur compte avec les pays arabes laïques.

Faire passer des mercenaires fanatisés pour des rebelles

Il se trouve que les stratégies de certaines puissances occidentales engagées dans une entreprises de vassalisation de pays -qui quels que soient leurs régimes mènent des politiques indépendantes- pour prévenir le retour à un monde multipolaire avec la Russie en pointe, converge avec les plan d’endiguement monarchique de la démocratie dans le monde arabe. Pour ce, faire des laboratoires de communication occidentaux se sont chargés de faire évoluer l’étiquette de groupes terroristes vers celle de « rebelles »; alors même qu’il s’agit non seulement de groupes terroristes, mais aussi de contingents de mercenaires. On estime à 3 000 le nombre de fanatiques venus des pays de l’Union européenne et à 4 000 ceux qui ont déferlé des anciennes républiques de l’ex-Union soviétique. À elles seules ces deux régions fournissent le tiers des hordes sanguinaires de Daech.

Rassurez-vous le représentant de l’émirat trublion ne va pas se frotter à la Russie. Il a tout de suite mis un bémol à sa sortie tonitruante en concédant «Le plus court chemin vers la paix passe par un dialogue direct». De son côté, Damas a averti qu’elle réagirait fermement à toute « agression directe ».

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