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Tunisie. Le peuple est le seul dépositaire de sa victoire

La présidentielle tunisienne : tout un symbole (photo Dahmane Soudani)

Une nation c’est : un peuple, un territoire, un État et une constitution (Photo Dahmane Soudani).

Ce matin, citant de hauts responsables, l’agence Tunis Afrique Presse (TAP) a légèrement rectifié les données relatives à la participation à l’élection présidentielle de dimanche dernier. Au final, le taux de participation a été de 64,60% en Tunisie et de 29,08 à l’étranger et la procédure du scrutin a été respectée dans 98% des bureaux de vote. C’est dans ce contexte, l’Union européenne dont certain pays avaient soufflé sur la braise du chaos qui, à partir de 2011, avait commencé à frapper le monde arabe, contribuant ainsi à remettre en scelle les forces les plus obscures, « appelle à poursuivre le processus électoral dans la transparence et le respect ». Pas mieux pour se refaire une virginité et de s’autoproclamer donneur d’ordre en matière de démocratie !

Un grand sens du discernement

En fait, la victoire de la transition démocratique qui se joue en Tunisie, n’appartient à personne à l’exception du peuple tunisien lui-même. Il est son détenteur et son dépositaire unique. Accessoirement, les Tunisiens se rappelleront des parties qui les ont soutenus pour maintenir la stabilité.

Les Tunisiens, y compris les militants sincères d’Ennadha –en dépit des menaces intenables de extrémistes les plus violents-, ont très vite compris que le complot qui se tramait, consistait à rayer de la carte l’État tunisien, dans le sillage de la chute du pouvoir dictatorial. C’est ce qui s’était passé en Libye. C’est ce qui a failli se produire en Égypte et c’est ce qui se joue, actuellement, sous nos yeux, en Syrie. Ce n’est, d’ailleurs, sans doute, pas anodin que le jour même de l’élection présidentielle, le très sérieux quotidien tunisien La presse a consacré un article important au brulot de Sergueï Lavrov sur la Syrie ; une sortie ministre russe des Affaires étrangères qui signifie clairement, que malgré les gesticulations de toutes sortes et le chantage économique contre son pays, le monde multipolaire est bien en place et qu’il faudra faire avec.

En tout cas, les Tunisiens ont su faire le discernement et sont a arrivé à la conclusion sensée et salvatrice, selon laquelle si la révolte contre un dictateur est un élan de salubrité publique, la destruction de l’État et l’atteinte à l’intégrité territoriale s’apparentent, elles, à la haute trahison. Ils ont ainsi déjoué la confusion des genres qu’ont a voulu leur imposer les lieutenants de la mondialisation ultralibérale pétrolivore et ravageuse de l’ensemble des ressources de la planète.

Les extrémistes en exécutants des basses besognes de la mondialisation ultralibérale

Reste qu’il serait suicidaire de rester au stade de l’exaltation devant la victoire du peuple tunisien. Il est important que, de façon réaliste, mais résolue, cette conquête serve de plateforme pour d’autres avancées démocratiques dans le monde arabe et ailleurs. Au-delà de toutes ses vertus habituelles, dans le contexte actuel, particulier au monde arabe, la démocratie, c’est aussi l’exercice de la souveraineté des représentants du peuple sur les ressources et leur mobilisation pour l’édification et pour la stimulation de la créations, in situ, de plus de valeur ajoutée ; ce qui n’exclut pas l’ouverture et l’échange avec les autres ensemble en préservant les intérêts bien compris de chacun

Il est important que l’expérience tunisienne serve d’exemple à la Libye, à la Syrie, au Mali et a tant d’autres pays et régions où les forces obscures, véritables hordes de comprachicos des temps modernes -mentalement et physiquement trépanés-, ont été mobilisées, à coups de milliards et de tribunes de propagande, maquillées en chaine satellitaires. Objectivement, ces bataillons moyenâgeux qui, à coup de tueries, de viols, d’enlèvement et de massacres en tous genres, travestissent les valeurs des croyants musulmans, déblayent le terrain pour l’ultralibéralisme -dont ils sont les exécutants de basses besognes- et préparent l’ère de la destruction irréversibles des ressources des régions où ils interviennent.

La vigilance est donc de mise.

Dahmane  Soudani

 

 

 

Lire l’article sur publié par La Presse sur les déclarations de Sergueï Lavrov à propos de la Syrie.

http://www.lapresse.tn/23112014/91489/lavrov-attaque-washington.html

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