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Ukraine. La mise en grade de Moscou

La diplomatie a ses limites. Désormais, les responsables russes mettent en avant le rôle de l’armée et les options militaires dans le dénouement de la crise ukrainienne.

 « Si nous étions attaqués, il ne fait aucun doute que nous riposterions », a déclaré, ce mercredi, à la chaine moscovite RT, Sergueï Lavrov, le patron de la diplomatie russe. Et le ministre des Affaires étrangères de lever toute ambiguïté quant à la notion d’agression. « Si nos intérêts légitimes, les intérêts des Russes sont directement attaqués, comme cela s’est passé en août (NDLR. 2008) en Ossétie du Sud, je ne vois aucune possibilité autre que de répondre conformément au droit international. Une agression contre les Russes est une agression contre la Russie », explique le ministre, en ajoutant que les forces armées de son pays doivent se tenir prêtes à intervenir en cas de menaces contre des russes.

Rappelons que le 25 aout 2008, alors que le Russie ne s’était pas encore relevée de la chute de l’Union soviétique, les pays occidentaux avaient fait bloc contre Moscou qui venait de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie de la Géorgie. À bien lire l’intervention de M. Lavrov, dans le contexte actuel, ce type d’attitudes hostiles n’est plus acceptable. C’est la nouvelle ligne rouge du Kremlin qui ne fait pas mystère du déploiement de nouvelles forces le long de la frontière ukrainiène.

Démarche illisible

L’infantilisation de la politique par les pays occidentaux, à travers ce qu’il est convenu d’appeler « les sanctions » a produit exactement l’effet inverse et qui plus est, risque de porter un coup sévère à la croissance mondiale. C’est d’autant plus contre-productif que la ligne de conduite des capitales occidentales souffre d’un manque évident, voire criard, de lisibilité. Sinon, comment concilier leur soutien à des groupes armés en Syrie dont elles savent pertinemment qu’ils sont dominés par des terroristes fanatiques et leur condamnation sans réserve des demandes de fédéralisation en Ukraine par les provinces russophones de l’est du pays ? Des raisons inavouées parce qu’inavouables, sans doute ! Des raisons que des laboratoires de communications se sont chargés d’enrober d’un emballage indolore avant les livrer aux médias, en bon récepteurs-relais, pour vente au détail.

Zone de fracture géostratégique

L’Ukraine se fissure, pas forcément. Le fédéralisme n’est pas obligatoirement un effritement du ciment national. Il peut être une source de cohésion fondée sur des particularismes régionaux bien assumés.

En tout état de cause, cette dynamique résulte du fait que l’Ukraine s’est retrouvée dans une zone de fracture géostratégique. Or dans les évolutions géostratégiques, il y a toujours une partie qui est plus gourmande que l’autre. En lieu et place des provocations sans lendemain, une diplomatie intelligente consiste à rechercher un équilibre qui garantisse la paix et la sécurité et les intérêts bien compris de chacune des parties en présence.

Dahmane Soudani

 

 

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