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États-Unis-Égypte. Le mouvement Tamarud décline une invitation William Burns

Dans le Sinaï, une attaque terroriste à l’aide d’une roquette RPG, s’est soldée par la destruction d’un autocar transportant des ouvriers. Trois passagers ont péri et 17 autres ont été blessés. Selon une source militaire égyptienne, le projectile visait en fait un véhicule de police, mais avait raté sa cible. De son côté, en 48h, l’armée égyptienne a détruit 23 stocks de carburants et 8 galeries souterraines, le long de la frontière avec Gaza. Sur le continent, le ministère de la défense hausse le ton en mettant, encore une fois en garde, les manifestants qui tenteraient de trop s’approcher des sites militaires. « L’armée réagira avec sévérité, fermeté et vigueur », avertit le ministère de la défense.

Dans ces conditions, la visite de l’Américain William Burns, secrétaire d’État adjoint, au pays des pharaons, ne peut pas plus mal tomber.

Dans une situation de rupture du rapport de forces, les faits et gestes des différents partenaires sont méticuleusement scrutés par le Caire, à fortiori lorsqu’il s’agit de la première puissance mondiale qui plus est, s’était totalement investie dans ce qu’il est convenu d’appeler « le Printemps arabe ».

Les pro-Morsi accusent Washington de « soutenir un coup d’État militaire » -La Maison Blanche n’a toujours pas qualifié le renversement de Morsi de coup d’État- et les anti-Morsi accusent ouvertement les Etats-Unis « d’ingérence et de soutenir le terrorisme ».

Mahmoud Badr fondateur du mouvement Tamarud et les dirigeants du parti conservateur, Nour un décliné une invitation de William Burns à les rencontrer. « D’abord, ils doivent reconnaître le nouveau régime (…) Deuxièmement, ils doivent présenter des excuses pour leur soutien au parti des Frères musulmans et au terrorisme. Ensuite, nous pourrions y réfléchir, » a déclaré Mahmud Badr à Reuters.

Clairement, pour les démocrates et les républicains égyptiens, la chute des régimes ne doit en aucune manière s’accompagner de l’effondrement de l’État et de ses institutions et que toute solution durable ne peut être qu’égyptienne et venir de l’intérieur du pays. Les exemples syriens et libyens sont là pour en témoigner.

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