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Tunisie. Ennahdha perd la cote

La cote de confiance du mouvement fondamentaliste poursuit sa dégringolade en dévissant encore 7 points en février courant.

 

En Tunisie, si les élections avaient eu lieu au cours de la troisième semaine de février 2013. Béji Kaïd Essebsi et son mouvement Nida Tounès seraient arrivés en tête et de la présidentielle et des législatives. C’est ce que révèle le dernier baromètre politique de l’Institut d’études marketing, media et opinion 3C Etudes (Tunisie), le 14e du genre. Même en dévissant 3 points à la présidentielle et de 3,3 points aux législatives, par rapport au mois de janvier, l’ancien Premier ministre du gouvernement provisoire et son mouvement restent crédités des meilleurs niveaux d’intentions de vote. À 29,8%, Nida Tounès arriverait en première position devançant Ennahdha d’une courte tête. Le mouvement islamiste de Rached Ghannouchi réaliserait le score de 29,4%.

 À 12,2%, le Front populaire du défunt Chokri Bélaïd, s’imposerait comme la troisième force politique du pays en progressant de 4,3 points.

À 3,1% des intentions de vote, le Congrès pour la république (CPR) du président Moncef Marzouki n’arriverait qu’en 6e position, derrière Al Joumhouri (7,1%) et Al-Aridha Chaabia 5,9%.

Du côté de la présidentielle, malgré une légère érosion de sa cote de popularité, Béji Caïd Essebsi arriverait en tête, mais seulement avec 6,8% des intentions de vote. Le fait notable est que, à 6% de projection des suffrages, Hamadi Jebali passerait devant Moncef Marzouki qui en perdant 2 points, devrait se satisfaire de 5% des intentions de vote. En revanche, selon ce même sondage, dans le cas de figure d’un deuxième tour, Moncef Marzouki arriverait devant Béji Caïd Essebsi en totalisant 52,1% des suffrages exprimés

Jouer les prolongations

L’action du gouvernement dominé par Ennahdha est jugée insatisfaisante par 58% des Tunisiens, un mécontentement en hausse de 7 points par rapport à janvier 2013. A l’inverse, le pourcentage de citoyens satisfaits chute de 5 points pour se situer à 29%, pratiquement au même niveau que les intentions de vote aux législatives. Au moment du lancement du baromètre, le taux de satisfaction de la prestation gouvernementale était de 66%.

Sur le fond, Ennahdha assiste impuissant à l’érosion de sa cote de popularité. Mais les élections de l’Assemblée nationale constituante, en 2011, ont fait de ce mouvement fondamentaliste la première force politique du pays qui aujourd’hui donne le ton pour la rédaction de la future constitution et l’organisation des élections.

Il est, dès lors, aisé de comprendre pourquoi le chef du gouvernement provisoire issu de ses rangs, comme son prédécesseur d’ailleurs, a tout intérêt à jouer les prolongations pour le parachèvement institutionnel du pays. En effet, seul un accident de parcours pourra désormais permettre à Ennahdha de sauver les meubles. Au besoin ses nombreux pions comme la milice des Gardiens de la révolution, peuvent lui servir un tel incident sur un plateau d’argent.

Dahmane Soudani

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