À propos de l’article

Avatar de MaghNord News

Information sur l'auteur

Continuous news from both sides of the Atlantic

USA. Républicains : après la débâcle, place à la cacophonie

Hier, mardi, jour des élections de mi-mandat, lors d’un entretien accordé à Fox & Friends, le président américain, Donald Trump, sans doute, parfaitement au courant des prévisions des reports de voix, a tenté une ultime manœuvre pour grappiller quelques sondages et limiter les dégâts, en déclarant qu’il allait mettre fin à la subvention de près 4 milliards de dollars, accordée annuellement à Israël. Il est à rappeler que le Mémorandum d’entente bilatéral de 10, passé entre Washington et Tel-Aviv, portant sur une dotation annuelle de 3,8 milliards de dollars court jusqu’en 2028. En outre, une étude universitaire réalisée, il y a à peine, une année, a révélé que les États-Unis, – sous les administrations du président démocrate Joe Biden et de Donald Trump – ont fourni au moins 21,7 milliards de dollars d’aide militaire à Israël depuis le début des attaques contre la bande de Gaza. Il n’est donc pas clair de savoir à quelle aide faisait allusion, le président Trump. Et le président américain d’ajouter que les Israéliens approuvaient la fin de cette aide ; ce qui, selon les bénéficiaires eux-mêmes, serait démuni de tout fondement.

Non seulement cette sortie maladroite n’a produit aucun effet, mais, pour le camp de Donald Trump, ces rendez-vous électoraux se sont soldés par une vraie débâcle.

Explorant les cause du désastre, le vice-président américain, également républicain, JD Vance, donne une tout autre interprétation. Il attribue la défaite retentissante des républicains à la guerre de choix déclenchée contre l’Iran. « La raison pour laquelle nous avons perdu, c’est la guerre. Le président lui-même l’a dit hier soir », tranche, ce mercredi, JD Vance, sur la plateforme « X »

Et le vice-président d’ajouter : « Un autre sondeur — l’une des personnes les plus brillantes que je connaisse dans le milieu politique — m’a confié hier que nous accuserions un retard de 13 points dans les intentions de vote globales. J’étais déjà pessimiste à l’approche de mardi, mais même moi, j’ai été stupéfait par ce chiffre. D’après ses sondages, bon nombre d’électeurs favorables à Trump pour 2024 sont en colère et envisagent de voter pour les démocrates. Il a demandé à ces électeurs à qui nous ont tourné le dos ce qui les inciterait à revenir dans notre camp. Les quatre réponses les plus fréquentes, qui représentent la quasi-totalité des avis exprimés, sont les suivantes :

  1. Mettre fin à la guerre ;
  2. Se concentrer sur le coût de la vie et l’inflation ;
  3. Donner la priorité à l’Amérique (« America First ») ;
  4. Modifier notre relation avec Israël. »

Le plus affligeant pour les républicains, leurs électeurs se sont présentés aux urnes en nombre égal à celui de 2024, mais beaucoup ont voté pour les démocrates.

On s’en rappelle, au mois de juin dernier, déjà lorsque JD Vance avait signifié aux Israéliens que mis à part la Maison-Blanche, ils n’avaient plus d’amis de par le monde, le vice-président des États-Unis, pourtant pourvoyeur de fonds colossaux, s’était alors fait traiter de tous les noms, par les ultras de Tel-Aviv.

Dahmane SOUDANI

L’un des aspects sur lequel nos analystes de données se sont particulièrement penchés était la « composition » de l’électorat : celle-ci présentait-elle des caractéristiques suffisamment proches de ce qui était attendu pour 2024 pour permettre une victoire des républicains ? Et, malgré des sondages qui annonçaient une victoire écrasante des démocrates, les données continuaient de nous livrer la même analyse : dans certains États, le taux de participation était tout juste correct ; dans d’autres, il était franchement impressionnant ; et, dans aucun État, il n’était catastrophique. Au sein de notre équipe, un réel optimisme a fini par s’installer : nos électeurs étaient bien au rendez-vous.

J’ai donc demandé à l’expert en données le plus brillant que je connaisse : cela signifie-t-il que nous allons créer la surprise à l’échelle mondiale ? « Non », m’a-t-il répondu. « Il est possible que nous fassions un meilleur score que ce que prédisent les sondages. Mais les données indiquent qu’un grand nombre d’électeurs qui soutenaient le ticket Trump-Vance en 2024 sont furieux et ont l’intention de voter pour le camp adverse. Nos électeurs se déplacent bien aux urnes, mais il est possible qu’ils ne votent pas pour nous. »

Eh bien, cela semble prophétique, avec le recul. Nos électeurs se sont bel et bien déplacés. En Floride, par exemple, l’électorat était plus républicain que démocrate de 9 points — un écart à peine supérieur à celui observé en 2024. Il y a sans aucun doute des endroits où nous aurions pu obtenir une meilleure participation. Mais le problème principal ne réside pas dans le taux de participation. Le problème majeur est qu’un grand nombre de personnes ayant voté pour le ticket Trump-Vance en 2024 ont voté pour les démocrates en 2026.

Il y aura beaucoup de querelles internes et de débats sur ce qui s’est passé et sur les raisons de cette situation. L’un des sondeurs que j’estime beaucoup m’a confié que notre discours économique n’avait pas été assez percutant dans la dernière ligne droite. Je suis certain que c’est vrai.

Mais la véritable raison pour laquelle nous avons perdu est évidente pour presque tout le monde.

Un autre sondeur — l’une des personnes les plus brillantes que je connaisse dans le milieu politique — m’a confié hier que nous accuserions un retard de 13 points dans les intentions de vote globales. J’étais déjà pessimiste à l’approche de mardi, mais même moi, j’ai été stupéfait par ce chiffre. D’après ses sondages, bon nombre d’électeurs favorables à Trump en 2024 sont en colère et envisagent de voter pour les démocrates. Il a demandé à ces électeurs qui nous ont tourné le dos ce qui les inciterait à revenir dans notre camp. Les quatre réponses les plus fréquentes, qui représentent la quasi-totalité des avis exprimés, sont les suivantes :

  1. Mettre fin à la guerre ;
  2. Se concentrer sur le coût de la vie et l’inflation ;
  3. Donner la priorité à l’Amérique (« America First ») ;
  4. Modifier notre relation avec Israël.

Nos électeurs se sont mobilisés. Et les quatre raisons évoquées plus haut expliquent pourquoi nombre d’entre eux ont voté pour les démocrates. C’est ce qu’indique un sondeur qui a vu juste quant aux résultats. Alors que beaucoup ont passé la journée de lundi à critiquer Rachel Campos Duffy pour avoir appelé à une résolution diplomatique du conflit, il s’avère que ses conseils politiques étaient judicieux. (Par ailleurs, c’est une personne formidable.)

Au cours des prochains mois, nous allons assister à une vaste opération de manipulation psychologique. Attendez-vous à entendre nombre de politiciens de l’establishment affirmer que la solution à nos maux réside dans une amnistie. Je suis ouvert à l’idée de modifier nos méthodes d’application de la loi — en ciblant davantage, par exemple, les entreprises qui emploient de la main-d’œuvre en situation irrégulière. Mais quiconque prône une amnistie vous ment.

La raison pour laquelle nous avons perdu, c’est la guerre. Le président lui-même l’a dit hier soir.

Si vous souhaitez soutenir que cela en valait la peine, que perdre le Sénat pour les six prochaines années était un prix qui méritait d’être payé, alors faites-le. Que l’on soit d’accord ou non, c’est au moins une démarche honnête.

Mais tout le monde sait pourquoi nous avons perdu. Et toute discussion honnête sur la marche à suivre doit commencer par là.

Gardez espoir en notre pays. À ceux qui sont furieux et qui ont envie de dire : « Je vous l’avais bien dit » : vous avez raison, vous nous l’aviez bien dit. Canalisez cette énergie pour faire élire des républicains qui partagent votre vision du monde. À ceux qui sont tout simplement en colère face aux résultats : vous avez bien raison de l’être. Transformons cette colère en moteur pour reprendre le travail : sauver notre pays.

Lien : https://x.com/JDVance/status/2118004988433641835?s=46

of the things the data analysts on our side obsessed over was « composition »—whether the electorate looked close enough to 2024 for Republicans to win. And despite polls that showed a Democrat blowout, the data kept on telling us the same story: in some states turnout was merely OK, in other states it was downright amazing, and in no state was it catastrophic. There was a genuine sense of optimism on our team: our people were showing up.

So, I asked the smartest data guy I know, does that mean we’re going to shock the world? « No, » he told me. « We might do better than the polls suggest. But the data is telling us that a lot of Trump/Vance 2024 voters are pissed and planning to vote for the other guys. Our voters are turning out, but they may not vote for us. »

Well, that looks prophetic now. Our voters did show up. In Florida, for example, the electorate was 9 points more Republican than Democrat, just a couple points worse than 2024. Undoubtedly there were places we could have done better on turnout. But the main problem is not turnout. The main problem is that many people who voted for Trump/Vance in 2024 voted for Democrats in 2026.

There will be a lot of infighting and arguing over what happened and why that is. One of the pollsters I really respect told me that our economic messaging wasn’t sharp enough down the stretch. I’m sure that’s true.

But the real reason we lost is obvious to almost everyone.

Another pollster—one of the smartest people I know in politics, told me yesterday we’d lose the generic ballot by 13 points. I felt negative going into Tuesday, but even I was shocked by this. In his polling, he saw that a lot of Trump 2024 voters were angry and planning to vote for Democrats. He asked those voters who had abandoned us what would cause them to come back on our team. The top four answers, accounting for nearly all of the responses were:

1) End the war

2) Focus on cost of living/inflation

3) Put America First

4) Change our relationship to Israel

Our voters showed up. And the above four reasons are why many of them voted for Democrats. This is according to a pollster who nailed the results. While many spent Monday attacking Rachel Campos Duffy for calling for a diplomatic resolution to the conflict, it turns out her political advice was sound. (She’s also a great person.)

In the next few months, there’s going to be a lot of gaslighting. Expect to hear any number of establishment politicians say the solution to our woes is amnesty. I’m open to the idea that we should change enforcement—by focusing more on businesses that hire illegal labor, for instance. But anyone pushing amnesty is lying to you.

The reason we lost is the war. The president himself said so last night.

If you’d like to argue it was worth it, that losing the Senate for the next 6 years was worth it, then do so. Argue it was a worthwhile cost to pay. Agree or disagree, that’s at least honest.

But everyone knows why we lost. And any honest conversation about where we go from here must start there. I remain hopeful about our country. To the people who are pissed off and want to say, “I told you so”: you’re right, you did tell us so. Take that energy into electing Republicans who share your worldview. To the people who are just pissed at the results, you should be. Let’s take that anger and ge

Pas encore de commentaire.

Votre commentaire