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Coronavirus. L’Afrique navigue à vue sur un passage à haut risque

Certains pays africains ne disposent même pas de réactifs pour les tests. L’Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme.

L’afrique navigue à vue (écran-DR)

Alors que certains acteurs, bien inspirés évidemment, devisent sur la soi-disant résistance naturelle des Africains aux virus en général, encourageant ainsi des millions de gens, des jeunes en particulier, à renoncer à toute forme de précaution -ce qui est loin d’être innocent ! Tant s’en faut !-, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de tirer la sonnette d’alarme sur la menace que fait peser la Covid-19 sur les populations locales. Face à ces risques potentiels qui peuvent, comme ce fut déjà le cas ailleurs, emporter des centaines de milliers de vies humaines, certains pays africains naviguent à vue. Ils n’ont même pas les ressources pour détecter les cas à risque et/ou en danger. 

Dans une vidéo, récemment, mise en ligne par l’OMS, le constat est, on ne peut plus alarmant « Certains pays africains, ne sont pas en mesure de tester les nouveaux coronavirus, parce qu’ils ne disposent pas des infrastructures, des équipements, des ressources humaines qualifiées et plus important encore, des réactifs pour effectuer un test ». Or « il faut essentiellement disposer de ces quatre éléments » pour pouvoir effectuer des tests constate l’OMS.

L’Afrique en zone à risque (écran-DR)

L’Assemblée générale des Nations Unies devant ses responsabilités

L’OMS tente de faire face à cette situation. Elle déploie tous les moyens dont elle dispose pour que les pays africains qui dépourvus de capacités d’amplification en chaine par polymérase – successions de réactions enzymatiques permettant d’amplifier un fragment d’ADN spécifique dit ADN cible ; dans ce cas pour révéler les traces du coronavirus 2- aient les réactifs dont ils ont besoin pour lancer ou amplifier les tests « Nous fournissons des réactifs à un grand nombre de laboratoires de la région faisant partie du réseau de surveillance virologique de la grippe », assure l’organisation mondiale.

Outre les réactifs, l’OMS s’engage également à mettre à la disposition des pays qui « ont la capacité (…) d’autres réactifs, voire même les fournitures dont ils ont besoin pour effectuer les tests »

Ces efforts sont louables et on ne peut que saluer l’action de l’OMS, mais que faire des populations des pays qui n’ont aucune « capacité » et aucun personnel qualifié ?

L’Afrique devra arracher les moyens de son autonomie
(écran-DR)

Il y a péril en la demeure ! Mais la panique et l’excès d’assurance sont toutes deux mauvaises conseillères. La situation nécessite une série d’actions rapides, lucides et avec des objectifs clairs et compréhensibles. En attendant, nul n’ignore que des groupes industriels et indirectement, par le truchement des impôts, des gouvernements, se sont remplis les caisses sur le dos des Africains. Dans ces conditions, il y a un moyen simple et efficace de les faire payer pour venir au secours de centaines de milliers de vies humaines : une décision coercitive de l’Assemblée générale des Nations Unies, réunie par visioconférence, en session extraordinaire.  Une telle initiative est salutaire. Elle se justifie par la justice, la raison et le bon sens, à la fois. Elle ne laisse pas de place aux perdants. Tout le monde en sortira grandi et gagnant.

Dahmane SOUDANI

Vidéo OMS

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