Les dénis de crimes de guerre ne résistent pas à l’épreuve du temps. Retarder la reconnaissance d’actes aussi abominables, c’est infliger un nouvel outrage aux victimes ; outrage qui ajoute une dimension de lâcheté à aux injustices déjà commises. Sur proposition de Danielle Simonnet, élue du Parti de gauche, le conseil municipal de Paris demande à Anne Hidalgo, mairesse (PS) de Paris « d’interpeller François Hollande afin que l’État français reconnaisse officiellement les massacres du 8 mais 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata, décrète l’ouverture de toutes les archives relatives à ces terribles évènements ». Le conseil s’engage par ailleurs « à l’instauration d’un lieu du souvenir à Paris, à la mémoire de celles et ceux qui furent assassinés, à définir avec les associations oeuvrant pour la reconnaissance de ces massacres, comme ce fut le cas en 2001 pour le lieu de mémoire des victimes du 17 octobre 1961 », ajoutent les élus parisiens qui considèrent que les massacres du 8 mai 1945, sont « des crimes de guerre commis par l’état » français.
Dans cette reconnaissance, désormais en marche, tout le monde sera gagnant. Elle sera applaudie par l’ensemble des Algériens et des Français qui adhèrent aux valeurs universelles et ils sont plus nombreux qu’on ne le croit. Les relations entres les deux pays pourront alors se reconstruire sur des bases plus saines et résolument tournées vers l’avenir.
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