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Algérie. Six candidats pour un fauteuil

 

Les 22 880 678 électeurs algériens seront appelés aux urnes, demain, 17 avril. Six candidats sont en lice pour cette présidentielle 2014. Maghnord présente à ses lecteurs les demi-finalistes de cette compétition à la magistrature suprême du pays. Bien des observateurs clament que ce scrutin est joué d’avance, mais les citoyens algériens n’ont pas encore dit leur dernier mot.

 

Bélaid Abdelaziz, le candidat de l’Algérie indépendante

Bélaid-Abdelaziz-Maghnord-DRNé à Mérouana, près de Batna dans les Aurès, le 16 juin 1963, BelaId Abdelaziz est le plus jeune candidat de cette présidentielle 2014. Père de 5 enfants, il est titulaire d’un doctorat en médecine et d’une licence en droit. Belaid Abdelaziz est un pure produit de l’Algérie indépendante, mais malgré son âge, son engagement politique remonte à l’année 1986, à l’ère du parti unique (FLN), soit deux ans avant les troubles du 5 octobre 1988. Très vite, il deviendra membre du comité central de ce parti et sous ses couleurs, il est élu député en 1997 et en 2002.

En 2011, Belaid Abdelaziz quitte le FLN. En compagnie d’autres militants, il fondera le Front Moustakbal (FM). Cette jeune formation politique a réussi à placer deux de ses militants au sein de l’Assemblée nationale algérienne (Assemblée populaire nationale ou APN) et un troisième au Sénat (Conseil de la nation).

C’est la première fois ce Chaoui, dans la force de l’âge, participe à la course à la magistrature suprême du pays.

 

Performances électorales

–       Première participation

Slogan : « L’Avenir, c’est maintenant »

Liens : https://www.facebook.com/abdelaziz.belaid

Ali Benflis, le Mozart de la campagne

Ali-Benflis-Maghnord-ph.-écran-DRNé le 8 septembre 1944, à Batna dans les Aurès, Ali Benflis est marié et père de 4 enfants après une carrière de magistrat, il participe à la fondation de la ligue algérienne des droits de l’Homme. À l’issue des événements du 5 octobre 1988, il entre au gouvernement Kasdi Merbah en qualité de ministre de la Justice, fonctions qu’il assumera également sous les gouvernements Hamrouche et Ghozali.

En 1991, Ali Benflis quitte le gouvernement pour manifester son opposition aux mesures de privation de libertés extrajudiciaires. En 1997, Il est, malgré tout, élu député sous l’étiquette FLN et deviendra président de la commission des affaires étrangères.

Deux ans plus tard, Ali Benflis soutiendra la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, le président sortant et deviendra son directeur de campagne. À l’issue de l’accession de M. Bouteflika à la magistrature suprême du pays, il deviendra secrétaire général, puis directeur de cabinet de la présidence de la République avant d’être nommé chef du gouvernement en août 2000.

Deux mois plus tard, Ali Benflis est élu secrétaire général du FLN. Désormais c’est un boulevard qui s’ouvre à lui pour la conquête de la présidence de la République. L’ex-parti unique exhausse l’espoir secret qu’il nourrissait en le choisissant comme candidat. Abdelaziz Bouteflika rempile et l’emporte au grand dam de l’enfant des Aurès. La campagne électorale fut féroce et semble avoir laissé des traces durables dans les relations entre les deux hommes.

Ali Benflis restera le Mozart de cette campagne électorale 2014, mais cela suffira-t-il à changer un cap qui semble avoir été fixé d’avance ?

 

Performances électorales

–       2004 : 6,42% des suffrages exprimés

Slogan : « Ensemble pour une société de liberté »

Liens : https://www.facebook.com/Benflis.Ali

Abdelaziz Bouteflika brigue un quatrième mandat

Bouteflika-Maghnord-Ph.-Ecran-DRNé, le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc, mais d’origines Tlemcéniennes (Algérie), Abdelaziz Bouteflika est Marié. En 1956, à l’âge de 19 ans, il rejoint le maquis pour prendre part à la guerre de libération nationale. En 1960 alors qu’il avait le grade de commandant au sein de l’Armée de libération nationale (ALN), il est affecté au front sud entre l’Algérie alors en lutte pour son indépendance et le Mali. À l’indépendance de l’Algérie, en 1962, à l’âge de 25 ans, Abdelaziz Bouteflika deviendra ministre des Sports et du tourisme, présidence d’Ahmed Ben Bella, avant d’hériter, en 1963 du poste de ministre des Affaires étrangères, portefeuille qu’il gardera jusqu’en 1979. Après la disparition du président Houari Boumediene, il tombera en disgrâce, connaitra l’exil et ne retournera en Algérie qu’en janvier 1987.

En 1999, Abdelaziz Bouteflika se porte, pour la première fois, candidat à la présidentielle et fut élu. Il est réélu en 2004. Mais son aventure présidentielle ne s’arrêtera pas là. En novembre 2008, pour lui permettre d’accéder à un troisième mandat, la constitution est amendée par un simple vote à main levée au sein de l’assemblée nationale, alors dominée par la coalition présidentielle. Quelques mois plus tard, en 2009, Abdelaziz Bouteflika est reconduit pour la troisième fois à la tête de l’État algérien. Le 22 février 2014, en dépit de s’on état de santé chancelant, son entourage annonce qu’il sera candidat pour un quatrième mandat. Fait unique dans les annales d’une présidentielle, par procuration, son entourage y fait campagne. Abdelaziz Bouteflika est soutenu par le FLN.

Performances électorales

–       1999 : 73,79% des suffrages exprimés, élu

–       2004 : 84,99% des suffrages exprimés, élu

–       2009 : 90,24% des suffrages exprimés, élu

Slogan : « Notre serment pour l’Algérie »

Liens : http://www.abdelaziz-bouteflika.com

 

 

Louisa Hanoune. Une présidentielle en guise d’anniversaire

Louisa-Hanoun-Maghnord-DRSeule candidate femme et première femme algérienne a briguer la magistrature suprême du pays, Louisa Hanoune est née le 17 avril 1954 à Chefka dans la wilaya de Jijel (centre), mais elle a grandi à Annaba, la métropole de l’est algérien. Les observateurs avertis auront remarqué que la date de cette présidentielle correspond à son anniversaire. Titulaire d’une licence en droit, Louisa Hanoune rejoindra l’Organisation socialiste des travailleurs (OST), formation alors clandestine. Adhésion pour laquelle cette féministe et militante de gauche fut arrêté en 1986 et torturée. Elle est arrêtée une seconde fois en 1988. L’Algérie était alors présidée par Chadli Bendjedid.

Après l’adoption de la constitution du 23 février 1989, ouvrant la voie au multipartisme, Louisa Hanoune fonde le Parti des travailleurs (PT) dont elle est toujours secrétaire générale. Aujourd’hui, elle exerce son troisième mandat de parlementaire.

Candidate à la présidence de la République en 1999, 2004 et 2009, elle n’a pu se lancer dans la course que pour les deux dernières échéances électorales, sa première candidature ayant été invalidée par le Conseil constitutionnel.

La démarche de Louisa Hanoune, candidate du PT, s’articule autour de cinq points forts : réconciliation en Algérie, solidarité avec les salariés et les peuples opprimés, égalité entre les femmes et les hommes, soutien au secteur d’État et farouche opposition à toute ingérence étrangère dans le monde arabe et en Afrique.

 

Performances électorales

2004 : 1% des suffrages exprimés

2009 : 4,22% des suffrages exprimés

Slogan : «Pour une deuxième République».

Liens : ww.facebook.com/pages/Louisa-Hanoune/54711499293

 

Ali Fawzi Rebaine. Un résistant à l’assaut de la présidence

Ali-Fawzi-E-Rebaine-photo-DR-Pge-FbNé le 24 janvier 1955, à Alger, Ali Fawzi Rebaine est marié et père de deux enfants. Cet opticien de profession est issu d’une famille de révolutionnaires.

Le 23 septembre 1983, il fut arrêté et emprisonné ans dans le centre de détention de Beroughia, jusqu’au 4 novembre 1984 pour « atteinte à la sureté de l’État », dans le cadre de l’affaire dite « des Aurès ».

Un an après sa libération, il créé l’Association des fils et filles de Chouhada (martyrs) de la Wilaya d’Alger. La même année, il participe à la fondation de la première ligue des droits de l’Homme.

L’engagement associatif d’Ali Fawzi Rebaine lui vaudra d’autres ennuis. Le 5 juillet 1985, il est de nouveau arrêté pour atteinte à la sureté de l’État et constitution d’association illégale et emprisonné à Lambèse, près de Batna. Le président de l’association des enfants de chouhada est libéré le 26 avril 1987 sur grâce présidentielle. Rien n’y fait en 1988, suite au événement du 5 octobre de la même année, Ali Fawzi Rebaine, récidive en devenant membre fondateur du Comité national contre la torture. La constitution du 23 février 1989, lui a peut-être évité un retour quasi-certain en prison, à une époque où le recours à la privation de liberté était une pratique courante et manifestement abusive.

Le 27 avril 1991 Ali Fawzi Rebaïne fonde le parti Ahd 54 dont il est toujours secrétaire général. Cette véritable graine de résistant est candidat pour la troisième fois à la magistrature suprême du pays. Il est soutenu par son parti Ahd 54, une formation politique qui se veut fidèle aux idéaux de la guerre de libération nationale lancée en novembre 1954

Performances électorales

2004 : 0,6%

2009 : 0,93% des suffrages exprimés

Slogan : « 50 ans barakat », comme « 50 ans ça suffit »

Liens : https://www.facebook.com/pages/Ali-Fewzi-Rebaine/107094602664630

 

Moussa Touati, pour un deuxième essai

Moussa-Touati--Maghnord-ph.-écran-DRNé le 3 octobre 1953, Moussa Touati est originaire de Beni Slimane à l’est de Médéa. Marie et père de 3 enfants, il est issu d’une famille de célèbres révolutionnaires. Après avoir obtenu le baccalauréat au lycée Ibn Khaldoun à Alger, il rejoint l’Armée nationale populaire (ANP). Il est alors envoyé en formation en Syrie, puis en Libye, mais en 1978, il rejoint le corps des douanes. De 1989 à 1992, il est président de l’Organisation nationale des enfants de chouhada (martyrs). Après un passage au ministère de l’Habitat et au sein de la Société nationale de recherche et d’exploitation minière (SONAREM), il reprend des études universitaires en économie avant de rejoindre le corps de la Sureté nationale.

En juin 1999, Moussa Touati fonda la Front national algérien (FNA) dont il est aujourd’hui président. Porté par ce parti, Moussa Touati brigue pour la seconde fois, la présidence de la république.

 

Performances électorales

2009 : 2,31% des suffrages exprimées

Slogan : « Pour la justice et l’équité »

Liens :

Facebook : http://www.facebook.com/pages/FNA

 

 

 

 

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