Nabil Fahmi, le ministre égyptien de Affaires étrangères sera à Alger le 5 janvier prochain. La visite du chef de la diplomatie égyptienne a été précédée par celle de Nacer Kamel, son vice-ministre des Affaires étrangères. À en juger par les propos de Nacer Kamel, les deux poids lourd du monde Arabe ont décidé d’agir pour mettre un terme à l’instabilité qui secoue la région depuis près de trois ans.
À l’issue d’une rencontre avec Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, le diplomate égyptien a rappelé que l’Algérie et l’Égypte restent les « deux forces importantes dans le monde arabe et en Afrique » et que de ce fait, ces deux pays ont une responsabilité stratégique, politique et sécuritaire « historique ». Et Nacer Kamel de qualifier de tragédie, la situation que vit, depuis de long mois, le peuple syrien. La nécessité d’aider la Libye à se réapproprier un appareil étatique pérenne et fiable et à se stabiliser figure également à l’ordre du jour des deux ministres des affaires étrangères.
Cette tragédie est d’autant plus douloureuse que des Mozart des droits de l’Homme et de la démocratie se sont retrouvés à soutenir des groupes terroriste et à facilité le départ, de leurs propres territoires en direction de la Syrie, d’extrémistes violents. Pendant trois longues et très dures années pour le peuple syrien, ces mêmes champions de la démocratie n’ont pu trouver aucune fenêtre de dialogue et de coopération stratégique avec les formations démocratiques syriennes par ailleurs ostracisées des colonnes médiatiques inspirées. La vérité, c’est qu’un régime démocratique et une Syrie forte influente –l’un ne pouvant pas aller sans l’autre- ne les intéresse pas…
Ramtane Lamamra et Nabil Fahmi devront en outre examiner la nécessité d’un processus de paix sérieux et crédible au Proche-Orient.


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