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Syrie. Les mises en garde se multiplient

Les attaques contre la Syrie pourraient débuter jeudi et durer trois jours

Avec les préparatifs militaires en cours, le monde met à nouveau un pied dans l’inconnu. Malgré la détermination affichée, par les Etats-Unis et ses alliés de mener des frappes contre les forces syriennes, ce mercredi, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères a encore averti que toute attaque contre la Syrie, serait de la folie. De leur côté, les médias officiels chinois stigmatisent une ingérence des puissances occidentales dans les affaires intérieures d’un État souverain ; ce qui, selon les mêmes média, consiste à jeter « de l’huile sur le feu d’une guerre déjà atroce et complexe ». Comme dans le cas de l’Irak en 2003, les puissances occidentales veulent changer le régime en Syrie, ajoute la Voix du peuple.

À ce propos, le président français, François Hollande ne fait pas mystère de ses intentions. En recevant l’envoyé spécial de Ban Ki-moon pour la Syrie, l’Algérien Lakhdar Brahimi, à la mi-août,  n’avait-il pas déclaré « qu’il ne peut y avoir de solution politique sans le départ de Bachar el-Assad ». Sur Radio Canada, Bernard Couchner, ancien ministre français des affaires étrangères, qui s’était illustré en 2003, par ses déclarations en faveur de l’invasion de l’Irak, plaide encore pour une intervention militaire en Syrie

S’agissant des nouveaux développements, Lakhdar Brahimi vient de son côté de déclarer : « Je pense que le droit international est clair à ce sujet. Le droit international dit qu’une action militaire doit être prise après une décision du Conseil de sécurité. C’est ce que dit le droit international » en relevant toutefois, le sens de la réserve du président Barak Obama.

L’intervention armée ne fait pas l’unanimité

En tout cas, une intervention en Syrie est loin de faire l’unanimité y compris au sein de la Ligue arabe désormais inféodée aux monarchies du Golfe. L’Algérie et l’Irak se sont abstenus de condamner Damas à propos de la question des armes chimiques. Le Liban a, quant à lui, voté contre la résolution présentée par l’Arabie Saoudite, Qatar, Koweït et les Emirats arabes unis. L’Irak refuse par ailleurs que son espace aérien soit utilisé pour des attaques contre la Syrie et la Jordanie ne veut pas que son territoire serve de « rampe de lancement » pour des attaques contre son voisin.

En Europe, l’Italie est opposée à une intervention militaire en Syrie sans l’aval du Conseil de sécurité et Thomas de Maizière, le ministre allemand de la Défense explique qu’il ne voit pas « de possibilités pour une ingérence militaire dans cette guerre civile sanglante » ; même son de cloche en Égypte, en Iran et au Venezuela. Mais cela suffira-t-il pour ramener tout le monde à la raison ? Rêvons, puisque c’est le jour anniversaire où Martin Luther King a fait état de son rêve : I have a dream ». Malheureusement, rien n’est moins sûr !

Citant des officiels du département américain de la Défense, NBC News  rapporte que les attaques contre la Syrie -un déluge de feu- pourraient commencer jeudi et durer trois jours.

 

Dernière minute

Le conseil de sécurité s’est réuni, ce mercredi à New York pour examiner un projet de résolution présenté par le Royaume Uni. Alors que l’enquête des inspecteurs des Nations Unies est toujours en cours, Londres voulait obtenir la condamnation du gouvernement syrien pour les attaques chimiques présumées et le feu vert « pour protéger les civils contre les armes chimiques », en clair un blanc-seing pour attaquer la Syrie.

Cette  démarche a essuyé une fin de non recevoir de la part de la Russie et de la Chine. « Discuter de toute réaction du Conseil de sécurité avant que les inspecteurs de l’ONU, en Syrie, n’aient présenté leur rapport est, pour le moins, inopportun », a déclaré Vladimir Titov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, cité par l’agence Interfax. La fermeté de la Chine et de la Russie a un peu calmé les esprits. Du coup Londres exclut toute intervention militaire avant les résultats de l’enquête des experts de l’ONU.

 

 

 

Repères

Le Conseil de sécurité

Les membres permanents ayant un droit de véto : Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie

Les membres non-permanents –élus pour deux ans-: Afrique du Sud, Allemagne, Azerbaïdjan, Colombie, Guatemala, Inde, Maroc, Pakistan, Portugal et Togo.

Durant l’année en cours, l’Argentine, l’Australie, la Corée du Sud, le Luxembourg et le Rwanda remplaceront l’Afrique du Sud, l’Allemagne, la Colombie, l’Inde et le Portugal.

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