Lors de sa dernière visite en Russie, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies avait invité Moscou à jouer un rôle plus actif dans les opérations de maintien de la paix. La réponse du Kremlin ne s’est pas faite attendre. Après le retrait, jeudi dernier, par l’Autriche, de son contingent de la zone de démarcation entre Syriens et Israéliens, la Russie vient d’offrir, à la communauté internationale d’assurer la relève. « Compte tenu de la complexité de la situation qui prévaut actuellement sur le plateau du Golan, nous pourrions remplacer le contingent autrichien de maintien de la paix (…) sur la ligne de démarcation entre les troupes israéliennes et l’armée syrienne », a déclaré, ce vendredi le président Vladimir Poutine, cité par le site multimédia Russia Today.
Très attaché au respect du droit international, le président russe ajoute : « Naturellement, cela ne peut se produire que si les régimes locaux manifestent de l’intérêt pour notre proposition et si le secrétaire général des Nations unies nous le demande ».
Par la voix de Farhan Hak, l’un de ses porte-paroles, l’ONU s’est aussitôt félicité de l’initiative de Moscou.
Le contingent autrichien se composait de 377 Casques bleus. Vienne a décidé de retirer ses effectifs de maintien de la paix après l’attaque de l’un des postes de La Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) par les groupes armés, soutenus par les émirats du Golfe. Le site en question a été aussitôt repris par l’armée régulière syrienne.
Lors de l’attaque du poste de la FNUOD, soldat philippin de maintien de la paix a été blessé. En mars dernier, une vingtaine de Casques bleus originaires de ce même pays, ont été enlevés par la brigade des Martyrs de Yarmouk, un groupuscule sanguinaire, habitué aux exécutions sommaires, inféodé à l’ALS. En mai dernier, ce même groupuscule a récidivé avec l’enlèvement de quatre autres Philippins.
Après Vienne, Manille envisage, à son tour, de retirer son contingent qui se compose 341 hommes. Les Casques bleus autrichiens et philippins constituent plus de la moitié des effectifs civiles et militaires de la FNUOD.


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