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Turquie. Un millier de blessés en deux jours

Le mouvement de protestation prend une tournure politique.

À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler les doigts. L’utilisation excessive de la force en Turquie a provoqué l’effet exactement inverse de ce que voulait le gouvernement du fondamentaliste Recep Tayyip Erdogan. Selon plusieurs sources, depuis l’intervention de la police, mardi dernier, le nombre de blessés se chiffre par centaines. Il avoisinerait le millier de victimes dont une dizaine, au moins, dans un état grave. Parties d’Istanbul, les manifestations se sont étendues à Ankara. Les mots d’ordres et les slogans, eux aussi, s’adaptent niveau de la mobilisation. Les agences de presse rapportent qu’opposition et manifestants dénoncent un pouvoir « fasciste », un Erdogan qui se comporte comme un « Sultan en dehors de son temps » et une « justice islamiste » étouffante.

Le mouvement de contestation s’est très vite attiré la sympathie de la population. Commerçants et riverains fournissent aux manifestants protections de fortune et ingrédients pour les aider à se débarrasser des effets du gaz lacrymogène, tandis que, depuis leurs balcons, d’autres habitants claquent casseroles et autres vaisselles pour donner plus de la voix aux revendications.

Dérives monarchiques

La dénonciation des dérives monarchiques de Recep Tayyip Erdogan est soutenue par des revendications, qui, même si elles sont encore à leur début, sont, on ne peut plus claires. Désormais, la contestation veut la démission du gouvernement Erdogan et appelle à « l’union contre le fascisme », rapporte Reuters. Le mouvement prend, clairement une tournure politique.

Sur le plan international, la répression pratiquée par Ankara n’a pas laissé indifférentes les autres capitales du Monde. Aux Etats-Unis, le Département d’État s’est dit préoccupé par le nombre de blessés. Amnesty International et le parlement européen s’inquiètent de l’usage excessif de la force. Et pour finir, Martin Schultz, président du Parlement européen souligne que l’action de la police « est complètement disproportionnée et conduit à la propagation des protestations ».

Ce samedi, Recep Tayyip Erdogan a partiellement reconnu des erreurs de gestion de ce dossier, en annonçant une enquête sur le comportement des forces de l’ordre, mais est-il réellement crédible ?

Ce serait vraiment dommage de voir ce pays s’écrouler à cause de comportements irréfléchis, au moment où il connaît le niveau de croissance le plus élevé d’Europe.

D. S.

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