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Chine. Des drones pour traquer les narcotrafiquants

La technologie chinoise des aéronefs commandés à distance entre de plein pied dans sa phase d’exploitation.

L’assassinat, en octobre 2011, de 13 marins chinois sur le fleuve Mékong et l’exhibition macabre de leurs corps mutilés sur la toile, a conduit Pékin, depuis sous pression, à rechercher d’autres moyens de traiter les narcotrafiquants, notamment birmans qui sévissent  dans la jungle du Triangle d’Or, à l’intersection du Laos, Thaïlande et du Vietnam. Selon le quotidien chinois Global Times, les autorités du pays envisagent, ni plus ni moins que d’utiliser des drones pour repérer et liquider les barons de la drogue qui écument la région.

La chasse à l’homme n’ayant donné aucun résultat tangible –si ce n’est l’arrestation de Naw Kham, membre du clan birman Shan, depuis condamné à mort-, Pékin s’oriente désormais résolument vers cette solution qui lui permettra de traiter en temps réel des cibles jugées dangereuses pour la sécurité publique.

Depuis plus d’une décennie, la Chine s’est battue pour la maitrise de moyens aériens de repérage et d’attaque automatisés. À côté du GPS (Global positionning system) américain, Glonass russe et de Galileo l’européen, Pékin s’est dotée de son propre système de navigation et de positionnement par satellites, Beidou également connu sous le nom de Compass Navigation Satellite System.

Dans la Cour des Grands

Ce système a montré son efficacité en prenant en charge progressivement le positionnement et la sécurité de la flotte chinoise, dans un premier temps, au niveau régional, mais avec des ambitions mondiales évidentes. Ce fut le cas par exemple, le 1er février dernier.

Côté drones, un rapport publié, il y a un an déjà, par la revue du Pentagone Defense Sciences Board et citée  dernièrement par The New York Times, faisait part de progrès de la recherche militaire chinoise en matière de drones. En novembre dernier, au salon de l’aéronautique de Zhuhai (Chine, près de Macao), les industriels chinois ont dévoilé deux drones qui rappellent les silhouettes des Américains Reaper et Predator. Un autre aéronef sans pilote d’envergure plus importante est également connu des experts pour faire partie de l’arsenal chinois. Enfin la Chine qui assume l’existence d’un programme d’aéronefs sans pilote, compte dans sa flotte le CH-4 dont le rayon d’action est supérieur 3 500km.

D’une pierre deux coups, l’empire du Milieu montre qu’au-delà de la traque des narcotrafiquants, en matière de technologie aérienne automatisée, il joue désormais dans la Cour des Grands.

Dahmane Soudani

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