Le gouvernement islamiste s’engage à garantir et à défendre le droit à l’action politique, associative et syndicale et bannit la violence quels que soient ses motifs et ses origines.
Le gouvernement provisoire tunisien et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) sont parvenus, ce mercredi à un accord à l’arraché. En vertu de cet accord, la grève de ce jeudi à laquelle avait appelé l’UGTT est annulée. De son côté, le Gouvernement s’engage à garantir et à défendre le droit à l’action politique, associative et syndicale et bannit la violence quels que soient ses motifs et ses origines. Le gouvernement qui, jusqu’à ces derniers jours tirait à boulets rouges, sur la centrale syndicale, se découvre une nouvelle virginité en dénonçant l’agression qui a visé l’UGTT, ses militants et ses salariés, le 4 décembre dernier, jour de commémoration de la disparition du syndicaliste et patriote tunisien Ferhat Hached.
En vertu l’accord de ce mercredi, une commission mixte sera mise en place dans dix jours, pour enquêter sur cette agression survenue, place Mohamed Ali et sur l’implications des Comités de protection de la révolution –proches d’Ennahdha- à ces actes. L’accélération des procédures visant les individus dont l’implication sera prouvée, a également été actée.
À l’issue de la signature du texte de compromis, Ali Larayedh, ministre tunisien de l’intérieur a estimé que « cet accord fait honneur à la Tunisie post-révolutionnaire ». Pour sa part, Nourredine Tabouri, secrétaire général adjoint de l’UGTT, cité par l’agence TAP déclare « que la centrale syndicale demeure une organisation nationale qui croit au dialogue et qui s’assoit à la table des négociations, malgré la lâche agression subie lors de la commémoration du 60è anniversaire de l’assassinat du leader syndical Ferhat Hached »


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