À Annaba, la métropole économique de l’est algérien, les manifestations du banditisme ont atteint des seuils très inquiétants. Après la récente arrestation de l’un de leurs acolytes, des groupes de voyous, armés de couteaux, sabres, bombes lacrymogènes et autres gourdins, ont effectué, samedi soir, une véritable descente punitive visant de simples citoyens qui se trouvaient alors sur le cour de la Révolution en plein centre ville. Selon plusieurs quotidiens algériens, ces nervis ont d’abord tenté de prendre d’assaut le siège du 2e arrondissement de la sureté urbaine, mais devant la détermination des agents présents sur les lieux, ils ont choisi de prendre pour cible de simples citoyens, sortis, le plus souvent en famille, pour prendre un rafraichissant, par ces torrides soirées d’été.
Cet événement est grave, parce que désormais, la criminalité, se croit autorisée de s’en prendre de façon aveugle et sans raison aucune, à n’importe quel citoyen. Il s’agit en plus d’un banditisme qui n’est plus individuel ou porté par de petites associations de malfaiteurs, mais d’un banditisme réunissant plusieurs dizaines de malfaiteurs. Enfin, conscients de leur importance numérique, ces malfrats ont rompu avec les pratiques souterraines et opèrent désormais à visage découvert en se déclarant maitres de l’espace urbain dont ils peuvent décider d’exclure à coup, d’exactions, les honnêtes gens.
C’est dommage pour cette charmante ville qui, autrefois, fut la capitale de l’élégance, d’enfanter aujourd’hui, sous le poids d’un fardeau qu’elle ne peut supporter, d’un monstre que d’aucuns s’empresseront, sans nul doute, de baptiser, à juste titre d’ailleurs, de banditisme de masse.
La Rédaction



Les forces de l’ordre ont raison d’avoir une action mesurée, Parce que certains pays bien pensants vont tout de suite crier à la repression et s’empresser de pousser le Conseil de sécurité à envoyer un mediateur qui lui, va se la jouer désespéré de ne pas avoir été entendu par les autorités algériennes. Ils sont capables de faire de ces voyous des rebelles, pardon, des révolutionnaires. C’est aussi caricatural que cela. Le problème, c’est que ça marche ! Mas il y a un moment où il faudra bien protéger les citoyens.