Moscou exige, à propos des attaques contre les installations nucléaires iraniennes, de l’AIEA et du Conseil de sécurité de l’ONU une réponse rapide, claire et sans ambiguïté
Après les attaques américaines, d’hier, contre les installations nucléaires de l’Iran, ce dimanche Abbas Araghtchi, le ministre des Affaires étrangères qui participait à une réunion de l’Organisation de coopération islamique, tenue à Istanbul, a quitté la Turquie pour Moscou, où il devrait rencontrer le président Vladimir Poutine en personne. Les deux hommes devront discuter du type d’aide que la Russie pourrait apporter à L’Iran. À sa sortie de la Conférence, M. Araghtchi a déclaré que l’heure n’est plus à la négociation, mais à une réponse de la part de Téhéran.
Peu avant, la Russie a condamné de manière très ferme les attaques américaines contre les sites nucléaires iraniens les qualifiant de violation grave du droit international et de la Charte de l’ONU. Par ailleurs, Moscou met en garde contre une escalade qui menace la sécurité régionale et mondiale et « appelle l’AIEA et le Conseil de sécurité à réagir rapidement avec une réponse claire et sans ambiguïté ».
« La seule voie est la diplomatie. Le seul espoir est la paix »
De son côté, sur la plateforme « X », Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU se dit « profondément préoccupé par le recours à la force par les États-Unis contre l’Iran ». « Il s’agit d’une dangereuse escalade dans une région déjà au bord du gouffre, et d’une menace directe pour la paix et la sécurité internationales. Le risque que ce conflit devienne rapidement incontrôlable est grandissant, avec des conséquences catastrophiques pour les civils, de la région et du le monde », avertit le secrétaire général », avant d’appeler « les États membres à la désescalade et au respect leurs obligations au titre de la Charte des Nations Unies et des autres règles du droit international. » « En cette période périlleuse, il est crucial d’éviter une spirale de chaos. Il n’y a pas de solution militaire. La seule voie à suivre est la diplomatie. Le seul espoir est la paix », conclut M. Guterres.
Ce dimanche, J.D. Vance, le vice-président américain a, de son côté, déclaré que les frappes américaines avaient probablement ralenti le programme nucléaire Iranien en qualifiant de suicidaire toute tentative de Téhéran de bloquer le détroit d’Ormuz par lequel transitent près de 20% du brut mondial.
C’est tout de même tragique de voir deux États nucléaires attaquer une nation multi-millénaire, non nucléaire, en l’accusant d’être une menace existentielle. Un tel travestissement de la vérité n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’humanité.
Il n’a pas été entendu, le parlement iranien vient juste de voter la fermeture de ce passage. La mise en œuvre de cette mesure nécessite, toutefois, le feu vert du Conseil suprême de sécurité du pays.
D. S.


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