Israël se livre à une destruction systématique de la Syrie. Selon al-Jazeera, le Centre de recherches scientifiques de Barzeah, également connu sous le nom d’Institut 2 000, au nord-est de Damas vient d’être détruit par un raid de l’aviation du prévenu Netanyahou. Ce centre avait déjà fait l’objet d’une frappe de missile en 2018. Netanyahou s’attèle à mettre la Syrie au diapason de l’image de ce pays voulue par Erdogan.
La base navale syrienne de Lattaquié et la ville de Homs ont également étaient la cible d’attaques aérienne. Comme pour rappeler à Erdogan les conséquences de sa forfaiture, les boules de feu provoquées par bombardement de Lattaquié ont été vues depuis la Turquie.
Le retrait des systèmes de défense russes implantés, jusqu’à hier dimanche, un peu partout en Syrie, a ouvert un boulevard aux crimes d’Israël.
Depuis le départ de Bachar al-Assad, Israël a, par ailleurs, occupé la zone tampon entre Le Golan occupé et le reste du territoire syrien. Plus au nord, l’Entité a pris possession du mont Hermon entre la Syrie et le Liban (2814 m d’altitude), un point stratégique à partir duquel les forces d’occupation peuvent aisément contrôler une partie des axes routiers reliant Damas au sud de la Syrie et surtout contrôler route Beyrouth-Damas. Par endroits, l’armée israélienne a avancé jusqu’à une profondeur de 14 km en territoire syrien. Il est de plus en plus clair, maintenant qu’Israël veut profiter de l’occasion qui lui a été offerte par Erdogan et ses protégés, pour faire du Liban, une enclave à l’image de Gaza.
Alors qu’Ankara observe un silence contrit, le ministère iranien des Affaires étrangères appelle le Conseil de sécurité de d’ l’ONU à prendre des mesures immédiates pour empêcher l’occupation continue de la Syrie par l’armée israélienne.
Dahmane SOUDANI
Dernière minute
Depuis dimanche matin, Israël a mené, au moins, 250 attaques aériennes contre les sites militaires syriens. C’est désormais une guerre qui ne dit pas son nom, qui est menée unilatéralement contre les institutions de la Syrie. Les nouvelles autorités syriennes ont demandé aux militaires de revenir dans leurs unités d’attache, mais il y a fort à parier que pour la plupart, ils ne retrouveront plus leurs moyens matériels d’action. Erdogan le principal responsable de cette situation, devrait prendre ses responsabilités.



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