Aux États-Unis, outre les manifestations montres, organisées un peu partout à travers le pays, le massacre de Gaza -qui n’est pas une guerre- a donné lieu à une nouvelle forme de lutte, celle des interpellatrices et des interpellateurs. Des piquets de manifestants font le pied de grue devant une assemblée, généralement fédérale et interpellent un élu sur le génocide, en cours à Gaza. Ce type d’actions a existé par le passé, mais il n’a jamais autant pris corps qu’avec la tragédie biblique de Gaza. Ces actions ne sont pas violentes. Elles essayent simplement de s’adresser à la raison humaine et de dépoussiérer les consciences. C’est pour cela que nous les désignerons par l’expression « interpellance » et non par celle d’interpellation qui peut avoir une connotation d’actions musclées.
L’invité de l’interpellance d’aujourd’hui n’est autre que le républicain Randy Weber (61 ans), représentant du Texas au Congrès américain.
Une interpellatrice : Membre du Congrès ! Allez-vous appeler à un cessez-le-feu à Gaza ?
Randy Weber : Dites-le encore !
Une interpellatrice : Membre du Congrès ! Allez-vous appeler à un cessez-le-feu à Gaza ?
Randy Weber : Non !
Une interpellatrice : Puis-je vous en demander les raisons ? Pourquoi n’êtes-vous pas préoccupé par le génocide en Palestine ?
Randy Weber : Israël a le droit de se défendre.
Une interpellatrice : Bon ! mais c’est une punition collective. La punition collective signifie-t-elle se protéger ? Le meurtre de milliers de civils innocents aussi ? Israël a le droit de faire mourir de faim des enfants ?
Randy Weber : Israël a le droit de faire ce qu’il veut.
Le travail de corruption des consciences et des mentalités a fait son œuvre et elle est gigantesque.
Dahmane SOUDANI
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