Cette interpellation est du président russe, Vladimir poutine, intervenant en visioconférence lors du sommet virtuel du G20 de ce mercredi.

L’humanité en a ras-le-bol des principes affichés par intermittence, clairement en fonction d’intérêts stratégiques y compris les plus injustes, les plus illégitimes et les plus dévastateurs pour le sacré de l’humanité : la vie, les vies de milliers de personnes. Et encore une fois, c’est Vladimir Poutine qui porte ce message au plus haut niveau. « Le coup d’état de 2014 et qui a été suivi par une guerre menée par le régime de Kiev contre sa propre population, ça ne vous dérange pas ? L’extermination de la population civile en Palestine, dans la bande de Gaza, ça ne vous heurte pas ? Le fait que les médecins doivent opérer les enfants avec un scalpel, intervenir sur un corps d’enfant sans anesthésie, cela ne vous heurte pas ? Et lorsque le secrétaire général de l’ONU dit que Gaza s’est transformée en cimetière pour enfants, cela ne vous préoccupe pas » a interpelé le président russe lors de ce sommet.
Après les opérations de rapatriements des ressortissants russes -un millier de personnes- de la bande de Gaza, la presse et les responsables politiques du pays semblent durcir le ton contre le régime de Tel-Aviv. Depuis 48 heures, les Russes qui reprochent à Washington d’imposer leur solution, multiplient les interventions sur Gaza; ce qui suggère une plus forte implication de Moscou dans le dossier palestinien.
Les chemins tortueux d’Erdogan et de Ben Salman
De son côté, de retour de sa visite officielle en Algérie, Recep Tayyip Erdogan, le président turc semble avoir dépassé les interrogations et les constats et avertit : Avant qu’il ne soit trop tard, les gouvernements des pays qui se sont rangés du côté d’Israël devraient se ranger du côté du droit international, des droits de l’homme, de la conscience et de la moralité, et s’abstenir de participer à ces crimes. Nous devons nous ranger du côté des opprimés et les sauver des mesures prises par les oppresseurs », a-t-il notamment, déclaré.
Reste qu’il est très difficile de suivre les directions prises par le président Erdogan. En dépit de la rhétorique pro-palestinienne, le pétrole azerbaïdjanais, en direction d’Israël continue à couler à flot à travers la Turquie. Dernièrement, un rapport Bloomberg a indiqué le Seaviolet, un pétrolier immatriculé à Malte avait transporté un million de tonnes de brut, livrés par Bakou depuis le port turque de Ceyhan (méditerranée) au Port d’Eilat. Erdogan a-t-il obtenu des promesses de compensation de la part de l’Algérie dans le cas où il mettrait fin à ce transit d’hydrocarbures vers Israël ?
Il en est de même du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qui donne l’impression de se réveiller au 47e jour du massacre de Gaza pour appeler les pays étrangers d’arrêter de livrer des armes et des munitions à Israël et insister sur l’importance du cessez-le-feu et de l’envoi de l’aide humanitaire d’urgence à la population civile de gaza.
Pendant ce temps Israël continue à semer la mort à Gaza ! Seule la trêve obtenue par la résistance palestinienne, pour l’échange de prisonniers, permet à la population gazaoui d’avoir un répit pour ne pas dire une sursis de peine capitale.
Dahmane SOUDANI


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