En 25 jours de bombardements israéliens, il y a plus d’enfants tués à Gaza qu’en une année dans la totalité des 20 zones de conflit dans le monde.
En trois semaine de conflit, 3 200 enfants gazaouis sont morts sous les bombes israéliennes et 70% des victimes civiles des bombardements sont des femmes et des enfants. C’est ce qui ressort d’un rapport présenté lundi (30 octobre 2023) par Philippe Lazzarini, commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Le commissaire a qualifié de « choquants » -c’est le moins qu’on puisse dire- les bombardements incessants de l’armée de l’air israélienne. Et Philippe Lazzarini d’ajouter que « La tragédie humaine qui se déroule sous nos yeux est insupportable » et « Il ne peut pas s’agir de dommages collatéraux (…) Le siège actuel imposé à Gaza est une punition collective. »
« Punition » le terme n’est pas assez fort pour rendre compte de ce qui se passe. Il est dépassé par la réalité. En fait il s’agit d’une « martyrisation » -au sens d’infliger un supplice jusqu’à la mort et à l’effacement collectif- collective et même si ce mot ne figure pas encore dans les usuels, il faudra bien l’inventer pour Gaza.
Selon l’organisation Save the Children, « Le nombre d’enfants tués à Gaza, en seulement trois semaines, a dépassé le nombre annuel d’enfants tués dans les zones de conflit (NDLR. dans 20 pays) du monde depuis 2019 ».
La propagande rattrapée par la réalité
Par ailleurs, selon les ministères de la Santé palestinien et israélien, repris par cette même organisation, depuis le 7 octobre dernier, 33 autres enfants sont morts en Cisjordanie et 29 en Israël. Un mort est un mort, toute vie humaine est importante. Mais on a légitimement le droit de se demander où sont passés les centaines de bébés israéliens décapités par le Hamas. Utiliser des images de synthèse pour tromper l’opinion et les propager avec la complicité de média serviles qui sélectivement n’effectuent aucune critique des sources et qui ont abandonné aux vestiaires les principes d’éthique et de déontologie n’est pas de nature à rendre justice à ces enfants, à tous ces enfants. Au contraire, c’est les assassiner une seconde fois sur l’autel de la gigantesque entreprise de la corruption des esprits et des consciences. Corruption qui fait qu’aujourd’hui tout le monde assiste, en tant réel, à un génocide sans que personne n’ait une initiative crédible, avec une traduction concrète sur le terrain.
Quelle que soit l’issue de cette tragédie, elle sera suivie de troubles majeurs. Les régimes arabes sont en première ligne et risquent d’être balayés entrainant dans leur chute le chaos et la désolation.
Dahmane SOUDANI
Accéder au rapport de l’UNRWA
Accéder au communiqué de Save the Children



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