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Marché transatlantique. Le premier round des négociations entamé

La mise en place du plus grand espace, entièrement libéralisé, de commerce et d’investissement du monde, réunissant les Etats-Unis et l’Union européenne a été lancée, ce lundi à Washington.

Mettre en place un espace de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, en vue de créer le Grand marché transatlantique (GMT) ou le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP), la question est à l’ordre du jour depuis bientôt deux ans. Les discussions entre les délégations des deux zones, sous la houlette de Dan Mullaney, côté américain et Ignacio Garcia Bercero, côté européen, ont finalement débuté, ce lundi à Washington. Le premier round des entretiens devra être consacré aux principes de déroulement des négociations elles-mêmes, mais quinze groupes de travail, chargés de thématiques particulières, ont déjà été annoncés.

Course contre la montre

En 2012, entre l’UE et les USA, les échanges ont culminé à 650 milliards de dollars, faisant de chacun des deux ensembles, le partenaire le plus important pour l’une et l’autre des deux zones. L’espace d’échange en gestation qui concerne aussi bien le commerce que l’investissement, tant dans le domaine des biens et que celui des services, représente 50% de la production économique mondiale, 30% du commerce international et pas moins de 25% des investissements directs étrangers.

Engagés dans une véritable course contre la montre, les négociateurs souhaitent clore le dossier GMT avant le renouvellement de la Commission européenne, à l’automne 2014. Mais compte tenu de certaines divergences, il est à craindre que les discussions trainent en longueur.

Coté américain, on met en avant un principe quasi-doctrinal : inutile de s’engager dans des négociations si elles ne doivent pas déboucher sur des résultats concrets. L’un des premiers objectifs consiste, à défaut de les éradiquer totalement, à réduire à leur plus simple expression, les barrières érigées par le Vieux continent, en matière d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Sous la pression des géants de l’Internet, Google et Facebook en particulier, Washington va sans doute plaider un allègement en matière de protection des données numériques et ce n’est pas le phénomène Snowden qui va l’en empêcher. À tort ou à raison, fournisseurs d’accès et « réseaux sociaux », considèrent que la réglementation européenne en la matière constitue un frein à leurs activités.

Avec ou sans l’ALÉNA ?

Pour ce qui la concerne, l’UE souhaite voir ses entrepreneurs investir les colossaux marchés publics américains en réduisant au maximum les effets du « Buy American Act», la loi fédérale protectionniste datant de 1933 qui impose au gouvernement américain l’acquisition de biens et de services produits sur le territoire national –par certains de ses aspects cette mesure est étendue à la réalisation des projets fédéraux-

De façon générale, des deux côtés de l’Atlantique on est intéressé par la réduction, voire l’élimination de ce que d’aucuns appellent « les obstacles réglementaires ». Enfin, l’intervention publique dans les secteurs concurrentiels, à commencer par l’aéronautique qui de part et d’autre fait l’objet de recours devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), sera également l’un des points d’achoppement.

Avec la mise en place du GMT, spécialistes et représentants institutionnels tablent sur une hausse de la croissance supplémentaire de 0,5% par an et une progression annuelle de l’activité estimée à 100 milliards de dollars.

Reste qu’il n’est pas tout à fait clair si les Etats-Unis négocient uniquement pour leur propre compte ou au nom des pays de l’ALÉNA –Accord de libre-échange Nord Américain, regroupant les USA, le Mexique et le Canada-.

Dahmane Soudani

Le MEDEF crée une antenne à New York

La représentation s’appelle MEDEF Paris-New York, mais son but est, selon un écho du Consulat général de France à New York, « de fédérer les entreprises et de coordonner leurs actions, de représenter les intérêts des dirigeants franco-américains en développant les relations entre les entreprises françaises et américaines ».

L’événement a été célébré, dernièrement, au consulat de France à New York, en présence de Bertrand Lortholary, consul général et de Séverine Picquet, membre fondatrice du site new yorkais de l’organisation patronale française.

L’antenne du MEDEF à New York, serait la première représentation de l’organisation patronale française implantée à l’étranger.

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