Les protagonistes ne jurent plus que par le sang ; un signe qui n’inspire pas d’optimisme.
« Je n’ai pas d’autre choix que de poursuivre la tâche qui m’a été confiée démocratiquement », a déclaré mardi soir, à la télévision égyptienne, le président Mohamed Morsi en guise de réponse à l’ultimatum de l’armée qui expire, demain mercredi. Et Mohamed Morsi d’ajouter que la légitimité reste « la seule garantie contre l’effusion du sang ».
Plus tôt, Mohamed Al Beltagui, le porte-parole des Frères musulmans dont est issu M. Morsi avait appelé ses partisans à « chercher le martyr pour empêcher un coup d’État ».
Répliquant à la sortie du président égyptien, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) s’est dit, lui aussi, prêt à verser son sang pour défendre le peuple égyptien contre « les terroristes, les radicaux et les fous ».
La morsure de Morsi
Du sang que du sang, tout le monde ne jure que par le sang en terre des pharaons. Ça n’augure rien de bon pour l’Égypte et pour le peuple égyptien.
Pourtant, du sang, il en a déjà coulé le long du Nil. Au cours de la soirée de mardi, de violents affrontements entre forces de l’ordre et partisans de Mohamed Morsi ont fait 16 morts et plus de 200 blessés. Plutôt à Gizeh, un quartier du Caire, des heurts entre opposants et partisans de M. Morsi, se sont soldés par, au moins 7 morts et des dizaines de blessés et l’armée qui s’attend au pire, signale la présence d’hommes armés au sein des deux camps.
Quelle que soit l’issue du bras de fer qui se joue actuellement au Caire et ailleurs, l’Égypte gardera encore pendant longtemps les stigmates de la morsure de M. Morsi et de ses partisans.


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