Malaises, chocs, coupures, brûlures, difficultés respiratoires, depuis le début du mouvement civique turc, 4 947 personnes ont été soignées dans les différents hôpitaux et centres de soins du pays annonce l’association des médecins turcs (Turkey’s Medical Association) qui revoit son dernier chiffre à la baisse. Quant au nombre de tués, il s’élève, malheureusement, à quatre victimes.
Les échauffourées se sont poursuivies mardi soir sans que la police, aux ordres du Premier ministre, l’islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, ne parvienne aux résultats escomptés. Pire encore, le parc Gezi est toujours occupé et aux usages des canons à eau et de gaz lacrymogène, les manifestants répondent par des feux d’artifice et des cocktails Molotov. Par ailleurs, en réponse à la violence policière, un homme s’est immolé par le feu en pleine place Taksim. Des arrestations sont également signalées à Ankara.
Face à un discours trivial où s’entremêlent les expressions racaille, voyous, extrémistes, manipulés de l’étranger… déployé par le Premier ministre, les manifestants désormais organisés autour de la plateforme Solidarité Taksim (Taksim Dayanisma ) ont un seul mot en bouche : la chute de Recep Tayyip Erdogan, du gouverneur de région et du préfet d’Istanbul.
Ce mardi, les dépêches de plusieurs agences de presse signalent que les contestataires, « très déterminés », sont désormais rejoints par des cadres et des familles.
Sur le plan international, Washington s’inquiète mais ne veut pas donner de blanc-seing au maitre d’Ankara. « Nous continuons à suivre les événements en Turquie avec inquiétude, et notre intérêt consiste à soutenir la liberté d’expression et de réunion, y compris le droit de manifester pacifiquement », indique un communiqué de Caitlin Hayden, porte-parole de la Maison Blanche.


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