Dans son dernier discours sur l’état de la nation, Barak Obama, le président Américain avait évoqué la menace que faisaient peser, sur la sécurité de son pays, le piratage et la cybercriminalité, sans désigner un pays en particulier. À la mis février, la firme américaine de sécurité informatique Mandiant a ouvertement désigné l’Armée populaire de Chine d’être derrière des cyberattaques visant les entreprises et les agences publiques américaines –ce qui n’était pas du goût de Pékin-. Ce lundi, c’est la Maison-Blanche qui lui a emboité le pas en exigeant officiellement de la Chine de mettre fin au piratage et de s’engager dans l’élaboration de normes visant à sécuriser le cyberespace. Par la voix de Thomas E. Donilon, conseiller à la sécurité nationale auprès du président Obama, Washington reproche à Pékin le piratage, à grande échelle, du gouvernement américain et du réseau informatique des entreprises.
Et Thomas E. Donilon de fixer les pas à franchir en vue d’un règlement durable du contentieux. La Maison-Blanche souhaite la reconnaissance publique de l’urgence de la situation, l’engagement de Pékin à sévir contre le piratage et à prendre part à un dialogue visant à établir « des normes acceptables de comportement au sein du cyberespace ».
Relatant cette sortie du conseiller américain à la sécurité, The New York Times termine sur une chute des plus caustiques. « Mais alors que M. Donilon mettait l’accent sur la mise en place d’un code de bonne conduite en matière de cybersécurité, il n’avait fait aucune mention des attaques de Washington contre le réseau informatique de Téhéran qui avaient entravé le développement des centrifugeuses nucléaires », relèvent Mark Landler et David E. Sander.
Dahmane Soudani


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