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USA-Présidentielle. Clinton plaide l’élection d’un homme qui « brûle pour l’Amérique intérieurement »

Alors que le nom de George W. Bush n’a même pas été prononcé lors de la récente convention des Républicains, hier, les Démocrates n’ont pas hésité à dérouler le tapis rouge à Bill Clinton, gratifié de la charge de désigner Barak Obama et Joe Biden comme candidats à la présidence et à la vice-présidence des Etats-Unis.

Après le sans faute de Michelle Obama, la veille, Bill Clinton, l’ancien président démocrate a réédité, hier une impressionnante prestation de soutien à la candidature du président sortant. Michelle Obama, Joe Biden, et Barak Obama en personne étaient présents à Charlotte –Caroline du Nord- pour suivre l’intervention du 42eprésident des États-Unis.

Clinton a défendu avec panache la candidature d’Obama (DS)

À l’aise dans les rétrospectives pour rafraichir la mémoire à un leader républicain qui, il y a deux ans, il avait déclaré « notre but est d’être certain qu’Obama ne soit pas réélu » ; sous-entendu tous les autres motifs évoqués pour justifier les multiples blocages, via la chambre des représentants où les Républicains restent majoritaires, sont fallacieux.

À l’aise également dans les chiffres pour rappeler à Mitt Romney, le candidat républicain qui  veut se faire passer pour le champion de l’emploi, qu’en 50 ans les Démocrates ont créé 42 millions emplois contre seulement 24 millions pour les Républicains, le Président Clinton a méthodiquement et systématiquement, démonté tout l’essentiel du discours de campagne de l’opposition.

« Remettons Obama au travail pour quatre autres années »

Pour montrer que les démocrates savent mettre l’intérêt national au dessus des clivages politiques, quand les conditions l’exigent, l’ancien Président a rappelé qu’en 2005, lorsque l’ouragan Katrina avait frappé le sud-est des Etats-Unis, il était, en première ligne, aux côtés de George W. Bush. « Pourquoi les Républicains refusent-ils de faire de même avec le Président Obama ? » s’est alors interrogé Bill Clinton.

Elisabeth Warren a fait sensation (DS)

« Si le but des Républicains est d’empêcher Barak Obama d’être réélu, alors remettons-le au travail pour quatre autres années », plaide Bill Clinton après avoir lancé en guise d’hommage à Michelle Obama pour sa prestation de la veille : « Pour l’Amérique, je veux un homme qui a eu le bon sens de se marier avec Michelle ».

Bill Clinton en a profité pour dire sa conviction que, vu l’état dans lequel était le pays avant l’arrivée de Barak Obama à la Maison-Blanche, « aucun président, y compris moi-même, n’aurait pu réparer, en quatre ans, les dommages dont il avait hérités ». Et l’ancien  de se féliciter de voir la détérioration du marché de l’emploi stoppée dès janvier 2010 avec un bilan de 4,5 millions d’emplois créés. « Depuis 1990, c’est la première fois qu’on assiste à la création d’emplois dans l’industrie automobile et le nombre d’emplois dans les énergies nouvelles a été multiplié par deux », se réjouit l’ancien locataire de la Maison-Blanche

« Idéologico-rigide »

« De tout mon cœur j’y crois (…). Si vous voulez un futur avec une Amérique leader comme force pour la paix, la justice et la prospérité, votez pour Barak Obama », conclut Bill Clinton non sans présenter « un homme cool extérieurement, mais qui brûle pour l’Amérique intérieurement ».

À l’issue de cette brillante intervention, Barak Obama est descendu de la tribune pour remercier et accompagner Bill Clinton qui a littéralement électrisé l’ambiance

Sandra Fluke aux côtés d’Obama pour futur meilleur

Quelques instants auparavant, le syndicaliste Bob King (UAW) a stigmatisé le « laissons Detroit faire faillite » de Mitt Romney en ajoutant que la politique de Barak Obama n’est « pas absolument populaire, mais absolument juste ». Chris Van Hollen (Maryland, membre du Congress) lui emboite le pas en qualifiant le couple Romney-Ryan « d’idéologico-rigide ».

Devenue le symbole des femmes victimes du sexisme, après avoir été l’objet, il y a quelque temps d’insultes de la part d’un journaliste conservateur et éconduite dans un deuxième temps, par les Républicains, Sandra Fluke a appelé à faire un choix entre deux futurs.

Juste avant Bill Clinton, Elisabeth Warren, professeur à Harvard (faculté de droit) candidate aux prochaines sénatoriales (Massachussetts) s’est révélée comme une valeur sûre. Elle n’est pas tout à fait inconnue, puisqu’elle a eu des responsabilités nationales après l’élection d’Obama en 2008, mais elle fera sans doute encore parler d’elle après la présidentielle de novembre prochain (notre hors texte).

D. S.

 

 

Bill Clinton. L’exemple d’une gestion efficace

Bill Clinton restera le président des Etats-Unis qui a réduit la dette du pays à 34,5% du PIB après que celle-ci ait fait un saut de 26,2% à 49,5 du BIP sous Ronald Reagan et George H. W. Bush. Entre 2001 et 2008, sous George W Bush, la dette publique a été à nouveau multipliée par deux avec le lissage de l’échéancier, cet héritage a pollué le premier mandat de Barak Obama. Ce n’est un secret pour personne, trois facteurs interviennent dans l’évolution de la dette publique des Etats-Unis : les guerres, les récessions et les politiques fiscales.

« No, Governor Romney ! »

 Ce passage de l’intervention d’Elisabeth Warren fera sans doute date

La vision des Républicains est claire : J’ai ma part pour moi, la différence c’est sur votre compte. Les Républicains disent qu’ils ne croient pas au Gouvernement. Bien sûr que si ! Ils croient en un gouvernement à leur service et au service de leurs puissants amis.

Après tout, Mitt Romney est le gars qui a déclaré que les entreprises sont des personnes.

Non gouverneur Romney ! Les entreprises ne sont pas des personnes. Les personnes ont un cœur, elles ont des enfants, elles ont un emploi, elles tombent malade, elles pleurent, elles dansent, elles vivent. Elles aiment et elles meurent. Et c’est ça qui est important. C’est important parce que nous ne faisons tourner ce pays pour les entreprises ; nous le faisons tourner pour les gens »

Au delà du candidat républicain, la pointe est indirectement adressée à la décision de la Cour suprême du 21 janvier 2010 sur le financement des partis politiques par les entreprises au motif que celles-ci sont des personnes.

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